« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.

« La campagne électorale de cette année est morose par faute de financement », a remarqué un militant d’un parti politique. Une morosité qui pourrait bientôt disparaître à partir de ce vendredi 13 mai 2016. En effet, les partis politiques, formations et regroupement d’indépendants ont reçu chacun une manne financière pour animer leur campagne.

Toutefois, la répartition de cette subvention a tenu compte du rapport détaillé dressé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI)et faisant le point sur le respect par les formations politiques de la loi du 14 avril 2009 portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales au Burkina Faso_.
« Ce rapport permet d’appliquer, le cas échéant la sanction financière aux partis politiques qui n’auraient pas respecté le quota de 30% de l’un ou l’autre sexe imposé », selon le ministre d’État, Simon Compaoré. En application de ces dispositions, 365 millions de Franc CFA ont été remis à 85 formations politiques tout en tenant compte également de nombre de candidats présentés par les partis par circonscription.
C’est ainsi que certaines formations politiques se sont retrouvés avec des sommes élevées pendant que d’autres prenaient des « moins que riens ». Ainsi, des partis comme le CDP ont reçu la somme de 61, 6 millions, la NAFA 20, 5 millions, l’UNIR/PS 17, 1 million de FCFA, tandis que d’autres ont empoché à moins de 100 000F CFA.

Le second volet de la subvention concerne la prise en charge des délégués des partis politiques. Ainsi, pour le scrutin du 22 mai, c’est la somme de 115 millions 514 milles qui ont été distribués à tous les partis politiques pour une meilleure prise en charge de leurs différents délégués. Cette subvention, a confié le premier responsable du ministère en charge de la Décentralisation, s’est fait en fonction de la présence spatiale sur le territoire national des partis politiques bénéficiaires.
C’est donc un total financier de  plus de 480, 6 millions de FCFA qui a été remis à l’ensemble des partis politiques prenant part aux élections municipales à venir.

Pour un usage rationnel de la subvention

« Ce financement constitue un effort important de la part du gouvernement. A ce titre j’attire votre attention sur la nécessité d’une irréprochable gestion des fonds qui sont mis à votre disposition », a lancé Simon Compaoré à l’endroit des bénéficiaires.Pour l’ancien maire de Ouagadougou, ce financement est un denier public. Alors, son utilisation doit impérativement se conformer aux dispositions réglementaires adoptées à cet effet.

Il a également indiqué que cet appui de l’État doit permettre aux bénéficiaires de proposer des bases d’une gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de la décentralisation, commande aux gouvernants d’être plus près des préoccupations des populations. Pour les représentants des partis politiques, cet accompagnement de l’État est une goutte d’eau pour supporter juste un peu leurs activités. Cependant, ils ont souhaité que le gouvernement fasse toujours l’effort de soutenir les formations politiques qui jouent d’ailleurs un rôle d’éveil de conscience des populations.

                                            Issa KARAMBIRI

Quote-part de quelques partis politiques
MPP : 95.553.633 FCFA
UPC : 65.298.128 FCFA
CDP : 61.643.163 FCFA
NAFA : 20.530.950 FCFA
UNIR/PS : 17.121.027 FCFA
ADF-RDA : 12.321.816 FCFA
PAREN : 10.281.705 FCFA
CNA/BF : 84 396 F CFA