Vote de la diaspora : « Le MPP prépare une fraude électronique », Adama Sosso

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La révision du code électoral a mis l’opposition politique dans tous ses états notamment l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC). Le parti dénonce déjà des tentatives de fraude électroniques planifiée par la majorité politique précisément le MPP. Les membres de l’UPC l’ont fait savoir au cours d’un point de presse ce 11 août 2018.

  « Nous rappelons aux dignitaires du MPP, que quand ils étaient aux CDP, le rapport adopté en conseil des ministres le 31 juillet 2013 sur l’opérationnalisation de la carte consulaire  biométrique, ajouté aux rapports de la CENI à ce propos, indique que la carte consulaire biométrique est conçue non seulement pour servir de CNIB à nos compatriotes en Côte d’ivoire et du Gabon mais aussi pour servir au fichier électoral »,a déclaré le 2e vice président de l’UPC , Adama Sosso.

Pour lui, l’union pour le progrès et le changement(UPC) rejette le texte tripatouillé par le pouvoir du MPP à savoir l’arrimage du fichier électoral de la CENI au fichier de l’Office National d’Identification (ONI).

Adama Sosso a indiqué que la modification du code électoral supprime les cartes d’électeurs pour imposer le document servant d’enrôlement et de vote soit la CNIB ou le passeport d’où l’absence d’enrôlement physique mais l’envoi de SMS  et des appels téléphonique à partir d’une liste annuelle que va fournir  l’ONI.

 « Le MPP veut donner deux, trois, cinq, et dix CNIB à la même personne avec des noms différents pour qu’elle vote plusieurs fois dans les bureaux de vote différents. Personne ne sera là pour vérifier quoi que ce soit, puisque l’ONI est sous le contrôle du ministère de la sécurité, donc du MPP », a laissé entendre le 2ème vice président de l’UPC.

Adama Sosso a, de ce fait, dit que l’ONI contrôlé par le gouvernement  et le MPP, peut aussi faire en sorte que les SMS soient envoyés à telles catégories de nouveaux électeurs favorables à leur parti, à tels électeurs de telles zones qui lui sont favorables.

De son point de vue, tous les burkinabè n’ont pas forcément de téléphone portable et le taux d’analphabétisme est estimé à plus de 70%, les gens changent les numéros le plus souvent et enfin le réseau téléphonique n’est pas de qualité. « Avec ce tripatouillage du code électoral, c’est le MPP qui contrôle le pourcentage qui lui revient et du pourcentage qui revient aux autres. C’est la fraude électronique qui se prépare », a déploré Adama Sosso.

Que les militants soient prêts

C’est pourquoi, poursuit-il, l’UPC rappelle au MPP et à ses griots, la souffrance de leurs compatriotes vivant en Côte d’Ivoire à cause de leur nationalité. Car, aux dires du 2ème vice-président de nombreux de burkinabè n’ont que leur carte consulaire  biométrique utilisée pour toutes les opérations et transactions dans les pays concernés.

« Remettre  en cause la nationalité de ces compatriotes  à cause d’intérêts bassement électoralistes, c’est les livrer à des dangers  incalculables. De ce qui précède l’UPC s’étonne que des soi-disant responsables de la diaspora, qui sont en réalité d’aveugles défenseurs du régime, viennent livrer leurs compatriotes en bénissant cet apartheid électoral  », a déclaré Adama Sosso.

Par ailleurs, l’opposition a dit être intrigué  par ces contradictions flagrantes dont ont fait montre les ministres dans les différents médias et a traité le « gouvernement de véritable capharnaüm où le désordre  communicationnel est la chose la mieux partagée».

En ce qui concerne les lieux de vote dans les ambassades et consulats, les membres de l’UPC ont dénoncé la mauvaise foi du gouvernement burkinabè. « Si les maliens vivant au Burkina Faso, bénéficient d’écoles gracieusement prêtées par les autorités pour voter, pourquoi notre gouvernement ne pourrait pas faire autant ? », se sont interrogés les membres du parti du lion.

L’UPC, par cette occasion veut dénoncer les pièges pour empêcher les burkinabè de l’extérieur de pouvoir voter. A entendre Adama Sosso, en démocratie, on n’organise pas les élections là où ça n’arrange pas le pouvoir en place. C’est pour cette raison que l’UPC entend soutenir la lutte que vient d’engager  le CFOP, non seulement contre le code électoral, mais aussi contre la gouvernance du MPP d’une manière générale.

Et d’ajouter que le parti appelle ses structures de l’intérieur et de la diaspora, ses militants et ses sympathisants à respecter les directives du CFOP, et à se tenir prêt pour les manifestations qui auront lieu bientôt.

                                                                                                                            

                                                                                                                             Achille ZIGANI  

                                                                                                                               (Stagiaire)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

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