Nul n’ignore que la femme apporte une contribution énorme à l’économie que ce soit au sein des familles, des exploitations agricoles ou dans les entreprises. Malheureusement, elle subit les pires fléaux de la vie que sont pauvreté, discrimination,  exploitation et violence conjugale. C’est fort de ce constat amère que l’Assemblée nationale burkinabé a décidé de se pencher sur cette problématique en conviant les personnes concernées par cette discrimination à des journées de réflexions et de prise de décisions du 15 au 17 février passé.

 « L’autonomisation et la responsabilisation des femmes au Burkina Faso » est le thème choisi au cours de ces 72h de travaux qui ont eu des femmes venues des 13 régions.

Outre la communication inaugurale, quatre communications spécifiques ont alimenté la réflexion et les débats au cours de ce forum. L’autonomisation et responsabilisation des femmes dans le contexte d’insécurité au Burkina Faso, autonomisation économique et financière de la femme, autonomisation sociale et culturelle de la femme, autonomisation politique de la femme et sa prise en compte dans les sphères de décisions, tels sont les grands axes qui ont été abordés par les femmes.

Concernant ce dernier point, Alassane Bala Sakandé, clamant du haut de la tribune, sans peur ni hésitation, a insisté qu’il en fera son sacerdoce, son principal outil d’émancipation de la femme, la mère de toutes ses batailles pour l’autonomisation totale de la femme.

C’est pourquoi séance tenante, il a invité les participants au dit forum à une réflexion sur la proposition de l’érection d’un siège de député par province exclusivement dédié à la femme. Et d’ajouter que cette proposition permettrait bon an mal an d’avoir au minimum, 45 femmes députées à l’hémicycle si toute fois elle venait à être adoptée et concrétisée par une loi. Il a en outre rassuré que cette réflexion ne remettra pas en cause la loi déjà existante sur le quota genre c’est à dire 30% réservés comme quota des femmes aux postes parlementaires ; elle visera bien au contraire à la prolonger et a souhaité que la même démarche puisse être étendue au niveau des exécutifs locaux.

Bala Sakandé expliquant qu’il voulait à partir d’un diagnostic sans complaisance de la situation de la femme élaborer une nouvelle feuille de route, un échéancier et des projets de textes qui devraient être pris en vue d’accélérer la démarche commune vers un développement humain durable et sensible au genre, a affirmé que même si jusque-là le mot successeur n’a pas de féminin, ne désespère pas et est convaincu de voir un jour une femme s’inscrire dans la lignée de ceux qui se sont succédé au perchoir. C’est pourquoi il a exhorté les femmes à partager ce rêve et d’y croire.

Téné Bénédicte OUEDRAOGO

Benedicteoued@gmail. Com

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