Violences sexistes au travail : l’UITA encourage la syndicalisation des femmes

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« Les violences sexistes sur les lieux de travail : état des lieux et perspectives ». C’est le thème qui a réuni des membres des comités femmes du Burkina Faso, du Mali et du Niger affiliés à l’Union internationale des travailleurs de l’agriculture, l’alimentation, l’hôtellerie, la restauration, les tabacs et branches connexes (UITA).

Cette rencontre qui se tient du 11 au 14 juillet 2018 à Ouagadougou, est un cadre d’échange d’expériences en matière de syndicalisation des femmes et de renforcement des capacités des femmes. Il vise à mettre en place un référentiel pour protéger et prévenir celles-ci contre les violences sexistes qu’elles rencontrent sur les lieux de travail.

Cette rencontre entre de le cadre des activités du projet 60.331 ‘’Projet régional pour la promotion et la participation des femmes à leurs organisations syndicales en Afrique’’. Un projet qui, selon la présidente du comité des femmes de l’UITA Burkina Faso Assetou Dabiré, permet de sensibiliser les femmes pour leurs adhésions aux syndicats.

le coordonnateur national de l’UITA au Burkina, Laurent Nakoulma

Dans beaucoup de pays, il existe certes des textes règlementant les cas de violence sexuelles en milieu de travail.        Toutefois elles sont nombreuses à souffrir en silence du fait de la méconnaissance et la non effectivité desdites règlementations. Toute chose qui justifie la persistance des violences sexistes et sexuelles sur le lieu de travail. « C’est la preuve que la femme continue à être considérée comme un objet et non un partenaire actif du développement », regrette Ramatou Maman Ali, de l’UITA Niger. Pour cela, pense-telle, les femmes sont obligées d’être toujours vigilantes et renforcer leur coopération. Enfin, elle souhaite que les actions soient réorientées vers la conscientisation des acteurs politiques, religieux, coutumiers.

Quant à la présidente du comité des femmes de l’UITA du Mali Aïssetou Camara, elle invite ses pairs à s’imprégner de plus en plus des textes de loi en matière de travail. Mettre l’accent sur ceux qui leur sont favorables afin de défendre leurs droits peut contribuer à promouvoir l’avènement des femmes sur l’arène syndicale et mieux les outiller contre les obstacles que rencontrent les syndicalistes féminins.

« Malgré les kilomètres qui les séparent, les femmes militantes vivent la même réalité mais de façon différente », affirme Isabelle Ouédraogo de la Fédération générale agroalimentaire (FGA). Cette syndicaliste française, Chargée du dossier ‘’Egalité professionnelle et droits des femmes’’ entend partager au cours des quatre jours de travaux leurs pratiques syndicales et leurs vécus de tous les jours avec ses ‘’camarades du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

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