Ce mardi 3 septembre débute le Grenelle des violences conjugales en France. À cette occasion, RFI dresse un état des lieux sur le continent africain. L’Afrique du Sud est particulièrement touchée par ce fléau où trois femmes par jour meurent sous les coups de leur conjoint.

Alors que l’Afrique du Sud célébrait, en août, le mois de la femme, les associations ne cessent de manifester et d’alerter sur les violences conjugales qui rongent le pays. Le sujet, longtemps tabou, est de plus en plus abordé dans la sphère publique.

Les chiffres sont affolants. D’après des études nationales, une femme sur cinq a déjà connu des violences de la part de son compagnon. Toutes les huit heures, une femme meurt dans le pays, sous les coups de son partenaire. Encore la semaine dernière, une championne de boxe de 25 ans est décédée sous les balles de son petit-ami, selon la police, après une dispute.

Ces violences et ces meurtres ont pourtant longtemps été passés sous silence car considérés comme devant rester dans la sphère privée. D’ailleurs, la plupart des cas n’arrivent jamais devant les tribunaux.

Cependant, les langues commencent à se délier. Des artistes ont récemment lancé une campagne pour que les victimes cessent d’être pointées du doigt et blâmées par leur communauté. Les hommes et femmes politiques prennent également de plus en plus la parole. Dans un récent discours, le président Cyril Ramaphosa a qualifié de « crise nationale » le nombre de crimes commis contre les femmes.

Mais plus que des mots, les associations attendent désormais des actions concrètes, alors que le taux de féminicides en Afrique du Sud est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale.

RFI Afrique

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