Violences basées sur le genre : des déplacées internes mariées parmi les victimes

 

L’association Yam Wékre pour l’épanouissement de la femme (AYWEF) a organisé une conférence de presse ce vendredi 26 Août 2022 à Ouagadougou, au centre national cardinal Paul Zoungrana. La conférence avait pour but de porter à la connaissance de l’opinion publique, les résultats de son travail de 04 mois sur 140 déplacées internes du Centre-Nord et de l’Est. Ce projet a été réalisé avec l’appui de Freedom House.

L’association Yam Wékre pour l’épanouissement de la femme (AYWEF), dans le cadre du « Projet d’appui à la lutte contre les violences basées sur le genre et résilience des filles et femmes déplacées internes dans les régions du Centre-Nord et l’Est », a documenté 140 survivantes, victimes de violences basées sur le genre. Parmi les 140 survivantes documentées, 18 jeunes filles de moins de 17ans et 122 de 18 ans et plus ont été dénombrées.

A lire : Burkina : l’association « hope Isis » interpelle sur la situation des déplacés internes présents à Ouagadougou.

Dans la région du Centre-Nord, on dénombre 50 cas et 90 cas dans la région de l’Est. Cette documentation a nécessité la sollicitation des 140 sources primaires dont 16 sources secondaires. Les 10 membres appartiennent à des structures partenaires et les 06  autres, à des points focaux membres de AYWEF.

 

Les sources secondaires ont surtout aidé à l’identification des cas ou à l’analyse globale de la situation des VBG dans les deux régions.

Selon Salimata Ouédraogo, présidente de l’association Yam Wékre, les victimes interviewées sont en majorité mariées ou vivant en concubinage. Pour elle, la frange des célibataires qui constitue le second groupe le plus important renferme la majorité des jeunes filles qui ont participé à l’enquête.

Un aperçu des hommes de médias

S’agissant des atteintes et abus sur les droits des femmes et des jeunes filles déplacées internes, 5 types de violences basées sur le genre ont été constatées. L’on note pour les violences morales, physiques et sexuelles, 113 cas équivalant à 80,71 % des VBG, les violences culturelles, 16 cas et les violences économiques.

 

Directeur de projet à Freedom House, Ugor Ngima s’est dit fier du projet qu’ils soutiennent et mis en œuvre par l’association Yam Wékre. « Nous sommes particulièrement satisfaits par les efforts qui ont été mis en œuvre par cette association dans le cadre de la documentation et de la plaidoirie », a-t-il déclaré .

Les difficultés liées à la documentation

La documentation des cas de VBG a rencontré des difficultés d’ordre pratique, sécuritaire et comporte des limites objectives.

D’abord, l’identification des victimes a été périlleuse à cause du tabou et de la méfiance généralisée qui entoure les violences sexuelles ainsi que les contexte d’insécurité.

Ensuite, l’outil de collecte des données ou fiche d’entretien, utilisé par les monitrices a été jugé éprouvante pour les victimes selon certaines professionnelles, à cause de sa lourdeur.

 

Enfin, certaines victimes n’ont pas été à l’aise à cause de certains besoins non satisfaits, en l’occurrence les besoins en vêtements, financement, hébergements, qui n’étaient pas prévus par le projet.

 

Abdoulaye Ouédraogo

Saïbata Guiro

Stagiaires

https://queenmafa.net/wp-content/uploads/2018/04/Bannie%CC%80re-QUEEN_1000x150px.jpg

Laissez votre commentaire ici !