Viol de la petite Mouniratou : il faut rééduquer notre société au respect de la femme

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Il y a de cela une semaine, le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille publiait sur sa page Facebook, un fait relatif au viol d’une orpheline de 9ans dans la nuit du samedi 06 janvier 2018. Internée à l’hôpital pédiatrique Charles De Gaulle, Mouniratou, cette petite innocente est une énième victime de violences sexuelles. D’où l’urgence de rééduquer notre société au respect de la femme.

 

On ne le dira pas assez, la morale agonise au Pays des hommes intègres et les violences faites aux femmes sont devenues monnaie courante. A peine une nouvelle année entamée, voilà que resurgissent des actes violents à l’égard des femmes et des jeunes filles.  L’abus sexuel, tel que l’a vécu la petite Mouniratou est particulièrement considéré comme un acte extrêmement dévastateur pour la victime surtout pour la mineure de son état.

En classe de CE1, cette innocente sera marquée à jamais du fait des affres sexuels d’un inconscient qui manque de pudeur.

En plus de la violence physique infligée à la petite, elle subit parallèlement un choc psychologique. Le risque d’une anxiété permanente, la dépression, la faible estime de soi ou des comportements suicidaires sont les dangers que court Mouniratou sans prise en charge conséquente.

 

Il n’y a pas pire barbarie que de vouloir assouvir ses désirs en toute impunité et de surcroît sur une gamine innocente de 9 ans. Décidément on est tenté de se demander où va le monde devant l’agissement de certaines personnes.

En 2008, une enquête menée sur les violences contre les enfants par le ministère en charge de l’action sociale a recensé quatre types de violences :  les violences physiques qui représentent 83,6 % des cas, les violences verbales (63,9 %), les violences psychologiques (18,7 %) et les violences sexuelles (16,7%).

Face à une telle situation, il est temps de bander les muscles à travers une forte répression. Le ministère de la Justice a fait déjà un travail remarquable en durcissant les peines concernant les violences sexuelles dans le nouveau code pénal. Mais les défis à relever restent encore énormes.

Garder le silence devant de tels actes, c’est encourager les violeurs

Notre société a besoin d’être rééduquée et cette rééducation passe par la cellule familiale, l’école, les institutions de décision etc. Au niveau familial et à l’école, une image respectueuse et valorisante de la jeune fille doit être promue et la conception de programmes éducatifs qui soignent l’image de la petite fille.

 D’autre part, les femmes et les filles victimes de violences sexuelles ne doivent plus se taire. Les parents dont les enfants sont victimes de viol ne doivent pas avoir de la peine à dénoncer les violeurs même s’il s’avère que c’est le voisin ou une quelconque connaissance. Garder le silence devant de tels actes, c’est encourager les violeurs à continuer et exposer davantage nos sœurs et nos filles. Nous devons dénoncer fortement ces personnes pour faciliter le travail des autorités compétentes.  Le violeur de la petite Mouniratou  encourt une peine de prison de 10 à 20 ans, il s’agit d’un crime aggravé (alinéa 3 de l’article 417 du code pénal). Il ne reste plus qu’à souhaiter que cet homme soit vite retrouvé et que la loi soit appliquée dans sa plus grande rigueur pour que cela serve de leçon à quiconque qui s’adonnerait à une telle bassesse.

Assétou Maïga

 

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