Commune de Ouagadougou : Une redynamisation de la commission de toponymie

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La commune de Ouagadougou organise les 23 et 24 octobre 2019 un atelier de redynamisation de sa commission de toponymie. L’objectif est de mettre en place une organisation fonctionnelle et pérenne de la toponymie de la ville de Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a eu lieu à Ouagadougou en présence du Maire honoraire Simon Compaoré et de Me Titinga Frédéric Pacéré, Président de la commission de toponymie de 1997.

Cet atelier répond à un impératif géographique du Grand Ouaga qui projette s’étendre aux 7 communes rurales avoisinantes. Mise sur place en 1997 sur la base des 5 arrondissements, 30 secteurs, la commission de toponymie a travaillé deux ans durant avant de mettre un terme à ses activités en janvier 2000. De nos jours, la commune urbaine de Ouagadougou compte 12 arrondissements, 55 secteurs et près de 15000 rues.

Le présidium à l'ouverture de l'atélier
Le présidium à l’ouverture de l’atelier

Pour l’ancien édile et initiateur de la commission de toponymie de Ouagadougou en 1997, Simon Compaoré, cette extension géographique commandait la redynamisation de la commission de toponymie. Le Maire honoraire de Ouagadougou a également reconnu le travail abattu par l’ancienne commission qui a permis, selon lui, de redonner un visage « humain » à la ville de Ouagadougou.

Selon Armand Béouindé, actuel maire de Ouagadougou, la toponymie d’une ville c’est son identité par rapport à son histoire et dans toutes les villes du monde les rues et les places portent des noms. Pour lui, La ville se dotera d’une commission pluridisciplinaire qui soit capable de recueillir les propositions de noms de baptême, de les étudier et de voir leur pertinence afin de les proposer au conseil municipal.

A l’ère du numérique, la planification urbaine commande que les places et les rues soient nommées et l’adressage soit effectif, poursuit le bourgmestre de la ville de Ouagadougou. Cela permettra aux gens de se retrouver plus facilement de l’avis du maire Armand Béouindé. Réfléchir sur la redynamisation de la commission de toponymie, au-delà de la signalétique usuelle et visuelle, c’est faire appel à notre vivre-ensemble et à notre mémoire collective, a-t-il déclaré.

Une vue des participants
Une vue des participants

Le Président de la défunte commission de toponymie, Me Titinga Frédéric Pacéré, a conseillé à la future organisation de toponymie de travailler sur la base de la commission qu’il a présidée de 1997 à 2000, pour ajouter de la terre à la terre et compléter leurs travaux. En outre, il a suggéré à la municipalité de doter la nouvelle commission d’un certain nombre de moyens comme un secrétariat équipé, une bibliothèque fournie.

Cette toponymie permettra de connaitre les grands hommes de notre pays et ses grandes valeurs et civilisations, a affirmé le tout premier président de la commission de toponymie de la ville de Ouagadougou. « La rue, le plus grand laboratoire de la préservation et de l’enseignement des valeurs essentielles de l’histoire de la culture des hommes. La rue, au terme des travaux de la commission de toponymie, doit s’apparenter à un musée de la parole, une image, un film réel de l’action, une université vivante qui enseigne dans la quotidienneté », a affirmé  Me Pacéré.

Installée le 10 octobre 1997, l’ancienne commission a proposé au conseil municipal le 7 janvier 2000, 1908 noms à attribuer aux lieux, places, sites… et jusqu’en 2018, 140 lieux ont été baptisés dans la ville de Ouagadougou.

Davy YAMEOGO

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