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FESPACO 2017 : « Félicité », un bel hommage à la...

 

Sacré Etalon d’or du Yennenga au FESPACO 2013 avec son film « Tey », le réalisateur Franco-sénégalais Alain Gomis revient avec avec « Félicité ».Une projection à guichet fermé au Ciné-Burkina ce mardi 1 mars 2017.

 

« Félicité », c’est l’histoire d’une femme courageuse, battante, forte et fière. Elle est chanteuse de bar à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC). Mère célibataire, Félicité affronte dignement son quotidien. Cependant, sa vie va prendre une autre tournure lorsque son fils fait un grave accident de circulation. Il doit urgemment être opéré. Félicité doit trouver une forte somme d’argent, afin de le sauver. 

 

C’est donc parti pour une course contre la montre. Elle fera les coins et recoins de la capitale électrique de Kinshasa. Dans cette aventure, elle connaitra les souffrances les plus atroces : insultes, menaces, tortures, bref, elle verra de toutes les couleurs. Quand enfin, elle réunit la somme réclamée, il était déjà trop tard. La jambe de son fils a été amputée afin de sauver l’essentiel. Elle plonge ainsi dans une mélancolique incontrôlable, mais finit par se ressaisir  grâce à Tabu, un garagiste qui lui fera finalement retrouver le sourire.

 

Dans une ambiance musicale captivante assurés par les orchestres congolais Kasaï All stars et symphonique Kimbanguiste, le réalisateur nous fait vivre plusieurs émotions souvent contradictoires. De la tristesse, du désarroi, de l’amertume, en passant par le désespoir, et la joie, « Félicité », fait tout simplement voyagé.

« Félicité rend hommage à toutes ces femmes, ces héroïnes qui affrontent la vie, avec toutes ces difficultés possibles, c’est pour moi une manière de rendre hommage, de magnifier la dignité de toutes ces personnes qui se battent pour la vie », a expliqué le réalisateur Alain Gomis à la fin de la projection.

 

Quand à l’actrice principale, Véro Tshanda Beya, elle a interprété le rôle de Félicité de fort belle manière même si elle n’est ni chanteuse ni danseuse. « C’est un grand honneur pour moi d’interpréter ce rôle, c’était une belle expérience pour moi », s’est- elle réjoui. A noter que ce film, tourné en langue lingala, une langue locale congolaise et sous-titré en français, aégalement remporté l’Ours d’argent à la 67e Berlinale de Berlin en Allemagne. « Félicité » est en lice pour la compétition officielle pour l’Etalon d’or du Yennenga pour la 25e édition du FESPACO.

 

Des cinéphiles apprécient l’œuvre

Fatou Kandé Senghor : « le film me touche énormément, il retrace la vie d’une femme qui souffre dans une capitale d’Afrique. Il met en lumière des sujets dont on ne parle pas toujours aux vues de nos valeurs traditionnelles africaines, il y’a énormément de choses dans ce film que l’on vit quotidiennement. »

Ousmane Sawadogo : « J’ai aimé l’histoire de cette femme qui se bat pour sa pitance quotidienne. Des femmes comme elle, on en trouve dans toutes les capitales d’Afrique. Seulement je déplore la durée du film (ndlr presque 2 heures), c’était trop long à mon avis ».

Sophie Ouédraogo « Le film m’a beaucoup plus car je me retrouve dedans .Aujourd’hui, il faut encourager toutes ces personnes qui se démêlent pour assouvir à leurs besoins, sans compter sur autrui ».

Lala Kaboré /Dera


Coup de gueule: quand le maire manque de discrétion

Nous sommes à la fin de la cérémonie de libation des cinéastes disparues. La tradition de la libation se tient à 7h du matin avant le lever du soleil. Un hommage dans l’hommage puisque, la cérémonie se terminait par l’inauguration de la statue d’un grand homme du cinéma ivoirien et africain : Kramo Lanciné Fadika.

 

Pendant que les officiels s’apprêtaient à découvrir le monument du cinéaste, le maire de Ouaga , malgré son retard consommé, a fait son entrée dans la danse et comment ? Avec un air d’invité d’honneur au milieu de tous.

Ce qui est choquant dans tout ça, c’est que le maître de cérémonie n’a pas manqué de signaler son arrivée en dépit de son retard et pour une cérémonie qui se déroulait juste devant la porte de sa maison (mairie centrale). Naturellement cela a créé des murmures mais bon !

 

Espérons, que pour les prochains retards du maire ou tous autres responsables de l’administration, ils auront plus de discrétion et feront profile bas pour ne pas attirer l’attention des hôtes surtout à des évènements d'envergure du FESPACO, ou sont présents des milliers de festivaliers venus nombreux pays. En entendant on se console, en se disant qu’il n’était pas invité à cette cérémonie et qu’il était juste de passage et tenait à dire bonjour, comme tout bon burkinabé .

Tienfola

 


FESPACO 2017 : Alpha Blondy « a gâté Ouaga »

La cérémonie d’ouverture officielle du FESPACO 2017 n’a pas connu uniquement que de beaux discours de la part des officiels. Elle a été marquée également par des prestations d’artistes.  Parmi lesquels,   la star du reggae Alpha Blondy qui a offert un concert digne de ce nom aux spectateurs présents dans la cuvette du stade municipal de Ouagadougou.


L’ouverture officielle de la 25ème édition du Fespaco marquant le début effective des activités de la biennale du cinéma africain a été simplement  riche en musiques et en danses.

Annoncé en grande pompe, Alpha Blondy, nonobstant son âge avancé, accompagné de toute son équipe (le solar système) a tenu en haleine le public Ouagalais dans une ambiance festive, durant environ deux heures d’horloge. Avec sa  très belle voix accompagnée de celle de ses choristes, « Jagger » a « gâté Ouaga » comme l’avait averti le ministre Ivoirien en charge dela Culture, Maurice Bandama au cours de son allocution. « Avec Jagger, Ouaga sera gâté ce soir », avait-t-il prévenu.

Lors de sa conférence de presse à son arrivée dans la capitale burkinabè, Alpha Blondy avait dit qu’il chanterait Norbert Zongo et Thomas Sankara. L’artiste a tenu sa parole en chantant effectivement ces morceaux qui dérangent une certaine élite.

En Scandant Norbert Zongo ou Thomas Sankaré, rapidement tout le stade s’est mis en branle. Comme un seul, les spectateurs ont répété en chœur lesdites chansons avec des cris de joie.

Un autre temps fort qui marqué l’ouverture de la fête du cinéma africain, fut le défilé des chevaliers comme retracer l’histoire de Yennega.

                                                                                                                     

                                                                                                          Issa KARAMBIRI

Seydou BORO chorégraphe du spectacle de clôture de la 25ème édition...

Bien connu dans le milieu artistique, surtout dans le milieu de la danse, Seydou BORO est le chorégraphe retenu pour le spectacle de la clôture de la 25 ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO).

 

 

 

En pleine répétition, à quelques heures de l’événement, l’artiste nous parle de son spectacle de qui se tiendra du 25 février au 4 mars prochain.

Queen mafa: votre chorégraphie est retenue pour la clôture de la 25e édition du FESPACO. De quoi parlera-t-elle ?

 Seydou Boro : Nous travaillons sur la cérémonie de clôture du FESPACO. J’ai voulu proposer un spectacle qui se nomme yiiki qui signifie lève-toi pour parler de l’engagement de la jeunesse d’aujourd’hui. En particulier la jeunesse burkinabé et africaine en général. Et en même temps c’est dans ce travail artistique là que j’ai utilisé plusieurs formes de danse. Il y a l’écriture de la danse contemporaine, les danses traditionnelles que nous avons chez nous et l’écriture des danses urbaines comme le hip hop. Il y a plusieurs tableaux qui se rencontrent pour signifier la vivacité et magnifier la jeunesse qui est notre poumon au Burkina Faso.

Seydou Borro: A 72 h du festival où en êtes-vous avez les préparatifs ?

On n’est prêt sur l’écriture de la danse. Mais au niveau des costumes et du décor on n’est pas prêt. Mais ça ne saurait tarder. Sa va vite se faire. Pour la danse on n’est prêt même si on nous dit de danser demain. C’est depuis septembre que nous avons engagé ce travail. Dans cette tache je ne suis pas seul je suis avec d’autres artistes. Ils m’accompagnent comme des assistants.

Y a-t- il un lien entre la chorégraphie yiiki et le thème du FESPACO ?

SB : Le FESPACO montre le dynamisme du cinéma africain. Yiiki est dans cette entité pour montrer la vivacité de la jeunesse d’aujourd’hui. Je n’ai pas voulu calquer dans la même thématique que le FESPACO. Je suis créateur donc j’invente une forme qui me semble montrer quel est la création que les burkinabés peuvent faire.

Combien êtes-vous à travailler pour la chorégraphie de ce spectacle ?

Nous sommes en tout 120 artistes dans ce travail. Mes assistants et moi avions débuté depuis septembre et c’est en janvier que nous avons associé les danseurs.

Pour un FESPACO après insurrection populaire qu’est qui va marquer la différence avec les éditions précédentes ?

SB : Yiiki résume ce qu’on a vécu en ce moment là. Il ya un spectacle que j’avais fait en 2013 et qui n’avait rien à voir avec celui là. On est donc influencer avec les événements que nous rencontrons en tant que créateur. On les utilise dans le travail.

Qui vous accompagne financièrement ?

SB : Financièrement il fallait que nous mettions de l’argent de notre poche. Mais très vite le FESPACO est venu en appuis après.

A combien est estimé la mise en œuvre de la chorégraphie pour la cérémonie de clôture ?

 Environ 35 millions CFA.

 Votre dernier mot à l’endroit de ceux qui vont se déplacer au Burkina pour le FESPACO?

SB : Je les convie chaleureusement à être présent à cette clôture. En même temps, je dis: faisons de la vie, la danse de ce que nous voulons.

A. Gansonré


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