Sweet Lili : les biscuits Made in Burkina

Située dans la ville de Ouagadougou dans le quartier Bendogo, Sweet Lili est une nouvelle entreprise, spécialisée dans la production artisanale des biscuits. Dirigée par madame Cissé née Kaboré Liliane, l’entreprise offre quatre types de biscuits. Ce 18 juillet 2022, elle s’est entretenue avec Queen Mafa. Zoom sur Sweet Lili.

 

Une finition parfaite, de beaux emballages, et surtout un goût  Sweet Lili, c’est la nouvelle marque de biscuits disponibles sur le marché burkinabè. Lili fait référence au prénom de la promotrice, Liliane. « J’ai choisi ce nom parce que les gens peuvent se demander d’où ça vient. Mais, comme ça, il n’y a plus de doute. C’est fait ici et par une burkinabè », a-t-elle expliqué.

 

 

Jeune entrepreneure, madame Cissé née Kaboré Liliane s’est investie dans l’agro-alimentaire. Après ses études universitaires, madame Cissé Liliane a travaillé en tant responsable commercial dans une entreprise de la place pendant trois ans. Après cette expérience, elle décide  travailler à son compte  d’où l’idée d’entreprendre dans le domaine de la pâtisserie avec l’initiative des biscuits Sweet Lili.

 

Son amour pour cette activité ne date pas d’aujourd’hui. Cela remonte à son enfance. En effet, toute petite, elle aidait sa mère à faire la pâte à base de farine pour les gâteaux que sa mère vendait. « Comme on a eu une mère qui faisait de la pâtisserie, qui nous a embarqués dans ça durant toute notre enfance, du coup, j’ai aimé ce travail « , a indiqué madame Cissé.

 

Comme technique de production, Liliane fait savoir que cela se fait de façon traditionnelle pour le moment. C’est-à-dire que tout se fait à la main avant d’être mis au four. Elle procède d’abord par la fabrication de la pâte, puis la mise en forme, ensuite au four et enfin, le conditionnement en boîte. L’entreprise propose des biscuits salés et sucrés, permanemment disponibles. Les autres, à base de chocolat sont uniquement sur commande.

 

Pour la promotrice des biscuits Sweet Lili, l’augmentation des prix de certains produits comme l’huile et la farine ne lui facilite pas la tâche. « Avec la crise mondiale que nous vivions actuellement, causée par la guerre en Ukraine, nous avons constaté la hausse brusque du prix de la farine. De 15500F CFA le sac, on le paie maintenant à 26000F CFA », a-t-elle signifié. Malgré tout, elle  a décidé de ne pas changé le prix de ses produits dans le souci de ne pas perdre ses clients.

 

L’autre difficulté soulevée par madame Cissé est le problème d’emballage. « Ces boîtes viennent du Ghana et il y a un seul fournisseur à Ouagadougou. Quand lui, il n’a plus de stock, je suis obligée d’appeler là-bas pour en avoir », a-t-elle mentionné. 

 

Pour pouvoir réaliser son projet, dame Liliane a dû « é’ mobilisé des ressources financières. Elle fonctionne sur fonds ses propres. « Lorsque je travaillais dans l’agence commerciale, j’économisais petit-à-petit pendant mes trois ans. C’est ce qui m’a permis d’ouvrir mon unité de production », a-t-elle noté.

 

La jeune entrepreneure dit ne pas s’inquiéter de la concurrence car pour elle, c’est une bonne chose. « Dans une activité où il n’y a pas la concurrence, c’est que cette chose n’a pas de valeur. Avec la concurrence, tu arrives à t’améliorer davantage, à être excellent », a-t-elle affirmé. Alors, pour faire face à cette concurrence, elle mise sur la qualité, la propreté et surtout, le goût pour attirer la clientèle.

« J’encourage tout un chacun à entreprendre. Le début n’est pas facile. Mais, avec détermination, on y parviendra », a-t-elle lâché.

 

Marie Sorgho

Adama Hébié (Stagiaire)

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