Super Galian: pourquoi pas une femme?

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Elles sont femmes de médias. Elles ont participé aux Galian éditions 2019. Elles n’ont peut-être pas eu le super galian, mais elles ont le mérite d’être lauréate de ce concours qui récompense les meilleurs journalistes et communicateurs au Burkina Faso.

La 22ème édition de la nuit des Galian a livré son verdict dans la soirée du samedi 11 mai 2019. La moisson n’a certes pas été abondante pour les femmes, mais il n’y a pas de quoi en rougir car six d’entre elles ont su se démarquer. De par la qualité de leur travail, elles se sont illustrées tant en matière de prix spéciaux, que lors de la remise des prix officiels. Elles, ce sont :

Habibata Wara des Editions Sidwaya, prix spécial Nestlé

Romaine Ki de la RTB2 Hauts-Bassins, prix spécial du Fonds de développement culturel et touristique

Alima Koanda de L’Observateur Paalga, prix spécial du ministère de l’éducation

Mardjouma Bondé RTB/radio, meilleur grand reportage radio catégorie langue nationale

Alima Yogo Ido de la RTB/radio, meilleur magazine catégorie radiodiffusion

Relwendé Céline Ilboudo de la RTB/radio, meilleur grand reportage catégorie radiodiffusion

Les Galians, une invite à redoubler d’ardeur

Toutefois, comme le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé l’a fait remarquer lors de la cérémonie officielle de remise des prix, le souhait aurait été qu’une femme remporte le Super Galian (NDRL : récompense le meilleur parmi les lauréats), qui est, depuis qu’il a été institué il y a trois ans de cela, la « chasse gardée » des hommes. Car cette année encore, la divine providence a voulu que ce soit un homme, Hugues Richard Sama de l’Observateur paalga qui reparte avec ce prix. Même s’il incarne la jeunesse, que nous encourageons d’ailleurs à s’inscrire dans cette logique, nous ne pouvons tout de même nous empêcher de ressentir une petite note de déception. Pourquoi une femme n’a-t-elle pas remporté ? Qu’est ce qui a « cloché » dans leur travail ? Nous sommes nous demandé à la proclamation des résultats. Mais qu’à cela ne tienne ! s’il est vrai que la présence des femmes dans le journalisme est récente, il est aussi vrai qu’elles peuvent elles aussi y briller. Le leadership féminin pouvant y prévaloir, pourvu qu’elles se donnent les moyens d’y parvenir. Cette édition sonne donc comme une invite aux femmes de média à redoubler d’ardeur et de rigueur dans le travail, afin de se voir attribuer aux éditions prochaines, le titre de « Super journaliste », et nous sommes convaincues, qu’elles en ont la capacité.

Roseline SOMA

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