Start up 2017 : Un chèque de plus de 307 millions remis aux lauréates

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La remise symbolique des chèques marquant le lancement officiel du projet des Start-up 2017 a eu lieu ce jeudi 11 octobre 2018 à Ouagadougou, sur initiative de l’ONG Diakonia, gestionnaire du Fonds Commun Genre (FCG). 14 jeunes femmes entrepreneures entrent dans l’environnement entrepreneurial grâce à un appui financier de plus de 307 millions de francs CFA pour booster leurs entreprises.

Elles sont 14 femmes retenues sur un total 106 au départ, à bénéficier de  l’accompagnement du Fonds Commun Genre pour le projet Start-up 2017. Entreprenantes dans diverses domaines d’activités notamment dans les sacs biodégradables,  la transformation de la tomate, la transformation des produits forestiers non ligneux, la transformation des jus, la transformation du Faso Danfani, les énergies renouvelables, commercialisation et la distribution des produits, communication…

Pour le représentant de la ministre en charge de la femme, Joanis Kaboré, il y a lieu de féliciter cette initiative de Diakonia et de ses partenaires afin de booster l’entrepreneuriat pour permettre à ces femmes de réaliser leur potentiel.

Quant à la porte-parole des lauréates, Dorothée Chantal Batiga, elle n’a pas manqué de traduire leur joie. « C’est un sentiment de reconnaissance et de fierté qui nous anime, parce que sur un effectif de 106 candidates, au sortir, il n’y a eu que 14. Grâce à ce financement qui est un prêt de trois ans, nous allons pouvoir mettre en place nos différents projets, agrandir nos différentes structures, créer des emplois pour les femmes et pour les jeunes », s’est-elle réjouie.

Pour Diakonia, l’idée des Start-up entre dans le cadre de la réduction des disparités liées au genre et le renforcement de la participation des femmes au développement. « En tant que gestionnaire du Fonds Commun Genre, nous avons été mandatés par les membres du FCG au nombre de cinq, qui au regard du contexte national au niveau du Burkina Faso, ont une vision commune par rapport au développement, au genre. Ils ont uni leur efforts pour accompagner dans le sens des start-up pour permettre une certaine autonomisation des femmes au  Burkina Faso et les aider à réussir leurs projets», s’est expliquée  la porte-parole de Diakonia, Inès Mariama Barry.

L’accompagnement de ces start-up à en croire Mariama Barry,  va permettre de pouvoir combler le déficit en matière de produits agro-alimentaires, dans le domaine vestimentaire, la communication, en gros dans tous les domaines d’activités de ces femmes. « Diakonia est fier de ce qui s’est passé ce matin, parce que c’est une preuve qu’au Burkina, nous avons la compétence », a-t-elle ajouté.

Start up 2017 est un prêt contrairement à la start-up 2016. Ce, dans une dynamique de rendre selon les initiateurs les projets viables. C’est pourquoi, ces nouvelles lauréates  vont bénéficier de l’accompagnement d’un incubateur dans le sens de mener à bien leurs projets et pouvoir rembourser dans le délai des trois ans fixés.

« Pour ces start-up, nous prévoyons un package de formations, de coaching et aussi de la visibilité pour leurs activités, leurs projets. Evidemment, il faut qu’elles réussissent leurs projets effectifs et il y a un suivi au quotidien pour que le remboursement soit effectif », a déclaré Zakaria Louré, chargé du projet d’incubation des Start-up 2017.

Des projets innovants que va reconnaître la représentante des partenaires techniques et financiers en formulant le vœu sincère que ces femmes soient motivées dans le développement de leurs activités. Il s’agit alors pour elles de libérer leur génie créateur pour accélérer l’autonomisation économique des femmes  et se faire une place valable en entrepreneuriat.

                                                                                                              Assétou Maiga

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