Soigner les maux par les mots : « Les débats oratoires » en fait son cheval de bataille

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Résoudre les problèmes de la société par l’expression et non la violence, c’est l’objectif que s’est fixé la structure « les débats oratoires ». A travers diverses activités, cette structure offre des formations allant de la technique de prise de parole en public à la présentation d’un discours. Rabiatou Alima Ouédraogo, coordonnatrice de la structure les débats oratoires, dévoile les actions que mène cette structure.

Qu’est-ce que « les débats oratoires » ?

C’est un programme d’une association qui évolue dans la formation, l’apprentissage des techniques de prise de parole en public, de leadership et de débat structuré. Notre objectif, c’est d’apprendre les techniques de prise de parole à la majeure partie de la population.

Quels sont les activités que vous menez dans le cadre des débats oratoires ?

Nous avons des émissions télé, des ateliers de formation qui vont de la technique de prise de parole en public à la présentation d’un discours. Nous avons également les unités de valeur qui sont enseignées dans les établissements d’enseignements privés et les masters class qui sont des formations libres. Par exemple, il y a des enfants qui sont timides, intravertis ou extravertis, nous avons ce genre de module aussi pour corriger le problème de ce genre d’enfant. Nous apprenons à lire, à corriger les fautes pour une meilleure présentation des rapports, mémoires ou thèses devant le jury.

Qui peut prendre part aux débats oratoires ? Quels sont les conditions à remplir pour bénéficier de l’accompagnement de débats oratoires ?

 La majeure partie de la population, hommes, femmes, et enfants. Nous offrons des formations en fonction des différents niveaux. Il y a des formations types pour les professionnels, pour les jeunes à partir de 15, jusqu’à 18 ans. Notre formation englobe la majeure partie de la société.

Vos difficultés ?

Nous n’avons pas d’accompagnement financier en tant que tel, quand nous nous approchons d’une structure, les gens voient d’abord leur intérêt avant les nôtres. En aidant ces jeunes, nous aidons la population burkinabè et c’est le nom du  Burkina qui ressort à l’étranger. Notre souhait est qu’il y ait un ministère ou une structure qui soit notre partenaire, notre sponsor, prêt à nous accompagner.

Combien de lauréates avez-vous enregistré jusque-là à travers les débats oratoires ?

Elles sont nombreuses mais il y a 4 qui ont eu des trophées au niveau international. Il y a la compétition de Paris, la compétition de Beyrouth, la coupe panafricaine de débat, le concours éloquence organisé par l’Institut Français et le concours d’éloquence organisé par l’université Paris1 Panthéon Sorbonne. C’est la même personne qui a réussi à 3 concours cette année.

L’opinion publique a tendance à relayer la femme au second rang, quand est –il des débats oratoires ?

Il faut que l’opinion publique comprenne que le Burkina ne se saurait avancer véritablement sans l’appui des femmes. Au sein des débats oratoires nous l’avons compris, pas parce que la responsable est une femme. Je ne suis pas responsable parce que je suis une femme mais parce qu’à un certain moment le président a jugé nécessaire de s’attacher mes services pour l’aider. Mais au-delà de cela, nous avons beaucoup de femmes que nous formons. C’est une bataille pour nous, pas que nous voulons brimer la gente masculine au profit de celle féminine. Notre combat c’est de montrer à la femme qu’elle a sa place et qu’elle peut apporter quelque chose à sa société.

Un mot de fin

Nous invitons les acteurs de la société à nous accompagner car la compétition à l’international coute cher et c’est avec nos propres moyens et les universités. Les billets d’avions, l’hébergement, ce sont des millions et si depuis 5 à 6 ans, nous arrivons à le faire, c’est parce que nous avons la volonté et on se dit que tôt ou  tard ça va payer.

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