Situation sécuritaire du Sahel: Cécile Thiombiano /Yougbaré tire la sonnette d’alarme au conseil de sécurité de l’ONU

La coordonnatrice plaidoyer Droits et Santé Sexuelle et Reproductive Afrique, Médecins du monde, a pris part au conseil de sécurité de l’ONU ce lundi 10 janvier 2022. Elle a représenté la coalition citoyenne pour le Sahel à ce Conseil. Il a été question pour Thiombiano / Yougbaré d’alerter sur l’impact de la crise sécuritaire sur les populations civiles.

Prenant la parole « en tant que citoyenne Burkinabè », elle a dépeint la situation de violence dans laquelle est plongé le pays des hommes intègres depuis plus de cinq ans. En effet, « en 2021 plus de 800 civils ont été tués au Mali, au Burkina Faso et au Niger dans les attaques attribuées à des groupes armés non étatiques », explique Cécile Yougbaré.

Toujours selon son propos, au Burkina Faso on estime qu’en 2022, 8 millions de personnes seront directement affectées par la fermeture ou la réduction des services sociaux de bases, alors que 1,5 millions d’entre elles ont déjà été obligées de fuir leurs domiciles à la recherche de la sécurité.

« Au Burkina Faso, 53% des personnes déplacées internes sont des femmes. Parmi elles trois sur quatre se disent survivantes de violences », a-t-elle ajouté. Malgré ces chiffres, Cécile Thiombiano/Yougbaré explique qu’au-delà de la peur et du désarroi des communautés, elle voit monter la colère qui s’exprime contre les autorités nationales et aussi contre des pays qui sont présents militairement dans la région comme la France.

Pour venir à bout de ces tensions, 55 organisations en plus de la coalition citoyenne pour le Sahel  ont proposé des solutions qui s’intitulent « 4 piliers citoyens ». Ces 4 piliers citoyens stipulent que « tout d’abord, les États sahéliens et la communauté internationale doivent placer les civils au cœur de la réponse à la crise, ensuite s’assurer de la mise en œuvre d’une approche véritablement holistique, qui s’attaque aux causes profondes de la crise, troisièmement répondre à l’urgence humanitaire, et enfin, lutter contre l’impunité ».

A la fin de son propos, Cécile Thiombiano/ Yougbaré a souhaité que le Conseil de Sécurité entende la voix de la société civile sahélienne et les mette au cœur de sa réponse à la crise.

Berny G

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