L’Association des femmes du secteur minier (AFEMIB) a commandité une étude en vue d’une reconversion des femmes exerçant dans ce domaine.

Sur plus de 1600 sites artisanaux à travers le pays, les femmes participent selon la présidente de l’AFEMIB, Aïda Tamboura à plus de 80% dans les activités de l’orpaillage artisanal. Cependant, leur pouvoir d’achat qui devrait s’augmenter reste toujours très faible et pire, elles se retrouvent confrontées à de nombreuses difficultés notamment les maladies.

« De plus en plus le minerai se fait rare. Après le site d’orpaillage, qu’est-ce qu’elles deviendront quand on sait que tous les régimes miniers ont une fin », s’inquiète la présidente de l’AFEMIB. Et de répondre que seule la reconversion est l’alternative à cette problématique.

L’étude qui s’est déroulée sur le site de Yehou dans la commune de Bouroun où on trouve des enfants à peine sorti du giron maternel, accrochés dans les bras de leurs mères, des femmes enceintes tout comme des fillettes qui creusent, descendent dans les trous à la recherche de l’or.

 

L’étude a pris en compte 380 ménages vulnérables, 296 femmes et 83 hommes comme groupe cible. Elle vise, selon le rapport provisoire, à contribuer au développement et au bien-être des orpailleurs notamment les femmes du site par le biais d’une reconversion dans les secteurs porteurs.

Pour ce faire, selon les besoins exprimés par les cibles, l’objectif est de favoriser l’accès au crédit pour des activités génératrices de revenus(AGR) aux orpailleuses de Yehou, de favoriser l’accès aux terres aménagées et à l’eau pour la production maraichère et de favoriser l’accès à des kits

d’élevage.

                         L’orpaillage rapporte mais temporairement

Consciente que les activités de l’orpaillage rapportent énormément mais de courte durée, l’AFEMIB entend créer autant d’activités pérennes pour les femmes. « Nous allons les former et les outiller. Nous voulons à travers l’association rendre ces femmes autonomes financièrement. Il faut qu’elles entreprennent afin d’avoir un lendemain meilleur», dit Aïda Tamboura.

Certes le projet débute à Yehou mais l’association selon sa présidente entend étendre les actions dans les autres régions du Burkina Faso.

                                                                                                                      Issa KARAMBIRI

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