Les artistes musiciens Paraté et Opamin viennent de mettre sur le marché, leur nouvelle œuvre discographique respectivement « Sindi » et « Dawata ». Le concert- dédicace sous le parrainage artistique de Roger Wango a eu lieu le mardi 24 Avril 2018 au Carrefour international du théâtre de Ouagadougou (CITO).

Paraté nom d’artiste,  Wilfried Ouédraogo à l’état civil est un jeune artiste à la fois musicien, conteur, comédien, chanteur et guitariste.
Il fait ses premiers pas à l’espace culturel Gambidi entre les créations, les tournées et l’apprentissage à la musique. Plus tard, il rejoint l’INAFAC pour améliorer son niveau.
En Avril 2018, Paraté met enfin sur le marché du disque un maxi de 5 cinq titres intitulé « SINDI ». Dans cet album, Paraté parle de l’importance de la paix, du dialogue, de la sérénité, des conséquences de l’émigration et la sauvegarde de nos langues maternelles. Ces différents thèmes sont développés dans Sindi le titre phare, Farandé ( le Français), Bayir Kamba ( les enfants de ma patrie) et Saly (histoire d’amour).

 

Paraté chante intégralement en langue nationale mooré, en associant les instruments traditionnels comme la calebasse, le kiéma, le kundé, le bendré et le djembé. D’où le genre musical tradi-moderne.
En fait, Paraté est le nom botanique de son père Paul Ouédraogo. En effet, selon les explications de l’artiste, il y avait des familles où les enfants mourraient à leur naissance. Afin de conjurer le mauvais sort et permettre aux autres qui naîtront de survivre,  » Si vous dites Paraté (je ne veux pas) le mauvais esprit aussi ne voudra plus.    Et c’est ainsi qu’on sauva la vie de nombreux enfants », a expliqué notre artiste.
La dédicace terminée, Paraté envisage  présent le tournage du clip Saly et la promotion de son œuvre dans les médias.

Le deuxième artiste de la soirée, Yacouba Belemou dit Opamin a également présenté son opus aux mélomanes. « Dawata » puisque c’est de ça qu’il s’agit est un répertoire de 4 titres.  Ce sont entre autres, Dawata le titre éponyme (la détresse d’un amoureux), N’Nanh (hommage aux braves mamans). Opamin se rappelle  » Un jour, j’avais gaffé avec mon père et j’ai été sévèrement puni. Ma mère Laowè Salimata à 2h du matin est venu me donner en cachette un morceau de pain qu’elle avait attaché au bout de son pagne. Ce geste était très fort », déclare-t-il.

 

Le maxi comprend également des titres comme : Le pauvre (il n’a rien, mais beaucoup de soucis) et Samaraba Tigui (les colporteurs divisent et séparent). De l’Afropop au Blues en passant par le reggae et le « samogodon » (musique samo), Opamin visite le quotidien de l’Homme. » Il évolue dans le genre variété. Dans ses chansons, il s’exprime en dioula, en samo et en français.

Mais, qui est Opamin ?

Opamin ou Wonpamin signifie les deux mains, symbole de solidarité. Issu de la caste griot samo mais né en Côte d’Ivoire, il intègre en 1990 « Yakan Zigué » troupe de théâtre. En 1995, Zokou  Kriza l’initie au conte et à la musique. 2 ans après, il participe à plusieurs émissions radiophoniques, télévisées et à des festivals internationaux.
En 2004, il rentre au pays avec une maquette de 8 titres. Par manque de producteurs. Il plonge dans le conte.  « J’allais regretter si j’avais sorti l’album à cette période. Aujourd’hui, je sens que je me suis bien outillé », lance Opamin en cette soirée.
Pour rappel, en 2010, il est codirecteur de la compagnie artistique Walêlê. En 2012, il sort 1 single «, Je Rhum ». Puis, en 2016, il obtient le 2ème prix du concours « Musique Nouveau Talent » lors de Ouaga Festival.
Roger Wango, artiste musicien par ailleurs parrain artistique se dit satisfait de la cérémonie et réaffirme son engagement à les  accompagner avec des conseils et un appui technique, logistique et  matériel en sonorisation.
Au cours de la dédicace, le CD double a été vendu aux enchères à 25 mille FCFA.

Françoise Tougry ( Stagiaire)

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