SIAO 2018 : Alassane Sakandé demande l’institutionnalisation d’un prix Thomas Sankara

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Si l’ouverture officielle du 15e salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ce vendredi 26 octobre 2018, s’est faite en présence d’imminentes personnalités dont le Président Roch Marc Kaboré et la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, le solennel a été aussi marqué par l’an de l’institutionnalisation d’un prix Thomas Sankara à compter de l’édition de 2020.   

 « Le fait que jusque-là, rien ne soit associé à son nom est une ingratitude mémorielle qui doit cesser. Afin de nous réconcilier avec notre histoire, j’exhorte le commissariat général du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) à faire en sorte qu’à partir de la prochaine édition, le plus gros pavillon ou le pavillon de la créativité lui soit dédié, de même qu’un prix spécial ». Tel est l’appel lancé par le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, parrain du SIAO 2018, à l’occasion   de la cérémonie officielle d’ouverture du SIAO, parlant  de Thomas Sankara. En effet, selon Bala Sakandé, cette initiative se  rattache à lui  même s’il n’en a jamais été témoin. Des propos qui ont été bien accueillis par  un tonnerre d’applaudissements.

Le Président de l’Assemblée Nationale a précisé que  ce Prix Thomas Sankara devra récompenser  l’œuvre d’art dont l’originalité tiendra à la fois du génie créateur et de l’esprit panafricaniste de son auteur. Et d’affirmer d’ores et déjà  la disponibilité  de son institution  à accompagner le SIAO pour l’instauration d’une ligne budgétaire consacrée au financement du prix Thomas Sankara.

 

L’artisanat étant le 2e pourvoyeur d’emploi après celui de l’agriculture et de l’élevage et  contribuant pour environ 20% au PIB de notre pays.

Considéré comme le plus grand salon international africain, le SIAO se penche cette année sur le thème « artisanat Africain, exigences du marché et développement technologique », une réflexion qui selon le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré nous interpelle tous, en tant qu’acteurs directs et indirects de l’artisanat sur l’insuffisance de recherches techniques et commerciales dans ce secteur. L’artisanat étant le 2e pourvoyeur d’emploi après celui de l’agriculture et de l’élevage et  contribuant pour environ 20% au PIB de notre pays.

Quant à la ministre de la culture, de la promotion de l’artisanat et de la sauvegarde du patrimoine de Madagascar, pays invité d’honneur, Eléonore Yohasy,  elle s’est dite impressionnée par le SIAO les Progrès réalisés dans la promotion de l’artisanat en Afrique, un espace de dialogue incomparable de l’artisanat du continent, et qui donne l’occasion de nous améliorer et d’aller à la conquête  du marché mondial .

La ministre de la culture, de la promotion de l’artisanat et de la sauvegarde du patrimoine de Madagascar, Eléonore Yohasy,

D’où sa reconnaissance aux organisateurs pour avoir choisi  son pays, Madagascar, comme invité d’honneur. Elle a également formulé le vœu que la promotion du genre pour l’autonomisation des artisanes soit au cœur des préoccupations.

La présente édition offre plus de 550 stands à l’ensemble des exposants des 27 pays africains et verra la participation d’au moins 250 acheteurs et visiteurs professionnels venant de tous les continents.

En 30 ans d’expression de talents artistiques et de professionnalisme, la 15e édition se veut être la vitrine de la promotion du savoir-faire de l’artisanat en mettant en valeur les potentialités artisanales du continent africain.

Assétou Maïga

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