Bien connu dans le milieu artistique, surtout dans le milieu de la danse, Seydou BORO est le chorégraphe retenu pour le spectacle de la clôture de la 25 ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO).En pleine répétition, à quelques heures de l’événement, l’artiste nous parle de son spectacle de qui se tiendra du 25 février au 4 mars prochain.

Queen mafa: votre chorégraphie est retenue pour la clôture de la 25e édition du FESPACO. De quoi parlera-t-elle ?

 Seydou Boro : Nous travaillons sur la cérémonie de clôture du FESPACO. J’ai voulu proposer un spectacle qui se nomme yiiki qui signifie lève-toi pour parler de l’engagement de la jeunesse d’aujourd’hui. En particulier la jeunesse burkinabé et africaine en général. Et en même temps c’est dans ce travail artistique là que j’ai utilisé plusieurs formes de danse. Il y a l’écriture de la danse contemporaine, les danses traditionnelles que nous avons chez nous et l’écriture des danses urbaines comme le hip hop. Il y a plusieurs tableaux qui se rencontrent pour signifier la vivacité et magnifier la jeunesse qui est notre poumon au Burkina Faso.

A 72 h du festival où en êtes-vous avez les préparatifs ?

On n’est prêt sur l’écriture de la danse. Mais au niveau des costumes et du décor on n’est pas prêt. Mais ça ne saurait tarder. Sa va vite se faire. Pour la danse on n’est prêt même si on nous dit de danser demain. C’est depuis septembre que nous avons engagé ce travail. Dans cette tache je ne suis pas seul je suis avec d’autres artistes. Ils m’accompagnent comme des assistants.

Y a-t- il un lien entre la chorégraphie yiiki et le thème du FESPACO ?

SB : Le FESPACO montre le dynamisme du cinéma africain. Yiiki est dans cette entité pour montrer la vivacité de la jeunesse d’aujourd’hui. Je n’ai pas voulu calquer dans la même thématique que le FESPACO. Je suis créateur donc j’invente une forme qui me semble montrer quel est la création que les burkinabés peuvent faire.

Combien êtes-vous à travailler pour la chorégraphie de ce spectacle ?

Nous sommes en tout 120 artistes dans ce travail. Mes assistants et moi avions débuté depuis septembre et c’est en janvier que nous avons associé les danseurs.

Pour un FESPACO après insurrection populaire qu’est qui va marquer la différence avec les éditions précédentes ?

SB : Yiiki résume ce qu’on a vécu en ce moment là. Il ya un spectacle que j’avais fait en 2013 et qui n’avait rien à voir avec celui là. On est donc influencer avec les événements que nous rencontrons en tant que créateur. On les utilise dans le travail.

Qui vous accompagne financièrement ?

SB : Financièrement il fallait que nous mettions de l’argent de notre poche. Mais très vite le FESPACO est venu en appuis après.

A combien est estimé la mise en œuvre de la chorégraphie pour la cérémonie de clôture ?

 Environ 35 millions CFA.

 Votre dernier mot à l’endroit de ceux qui vont se déplacer au Burkina pour le FESPACO?

SB : Je les convie chaleureusement à être présent à cette clôture. En même temps, je dis: faisons de la vie, la danse de ce que nous voulons.

A. Gansonré

 

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