Il s’appelle « Thomas Sankara » Ouédraogo

1860

 30 années après son assassinat, des admirateurs   du président Thomas Sankara continuent de perpétrer la mémoire de leur idole. Nous vous proposons de découvrir  le  jeune « Thomas Sankara »  Ouédraogo, ainsi que son  défunt  père qui fut  un fervent admirateur du père de la Révolution de 1983.

Son sac d’écolier au dos, il marche avec assurance vers la porte de son domicile. « Est-ce vrai que tu t’appelles Thomas Sankara ? », lançons- nous afin de le taquiner.

«Oui, je m’appelle Thomas Sankara  Ouédraogo» nous répond  fièrement le jeune garçon sourire aux lèvres. Il revient de l’école non  de son domicile.

A  la question de savoir s’il connait son homonyme, il dira « oui, le voilà   » ( il indexe un dessin  du père de la Révolution de 1983 devant la boutique de son défunt père).

 Âgé de 9 ans, Thomas Norbert Issa Ouédraogo, est élève en classe de CE2.Trés, jeune, il ne mesure pas encore de la portée de ce nom, en référence au père de la Révolution de 1986.

Cependant, Thomas Ouédraogo entend défendre la mémoire de son homonyme « Quand je serai grand je serai comme Thomas Sankara » déclare-t-il avec une conviction digne du capitaine.

Madi Ouédraogo, ami d’enfance devant la boutique de son défunt ami

Le défunt père du petit Thomas, Zacharia Ouédraogo dit « oncle Sam » était un fervent admirateur du président Thomas  Sankara.

Selon  Madi Ouédraogo, ami d’enfance et voisin de quartier au quartier Dapoya à Ouagadougou,  « Oncle Sam » avait une grande admiration pour le capitaine. C’est donc sans grande surprise qu’à la naissance de son premier fils, il lui donne son nom. « J’étais tout de même étonné mais il m’a dit qu’il souhaiterai que son enfant porte le nom de Thomas, en référence à son idole » relate-il.

 Dans la même veine, poursuit la mère du petit Thomas, Alimata Ouédraogo, « Il avait déjà choisi ce nom pour son fils car il aimait le personnage, cela ne m’a point surpris » explique-t-elle.

 

Admirateur de Sankara, jusqu’à La mort

« Oncle Sam », décédé, il y’a près d’une année, son amour pour Sankara il l’a porté   jusqu’à son dernier souffle. « Même sur son lit de mort, il portait  un tee-shirt à  l’effigie de Sankara  », nous confie Madi Ouédraogo.

 « Lorsque l’on rentrait dans sa boutique de vente d’article divers, tu te croirais   à une exposition photo de Sankara et sa famille  ainsi que celle de « Che Guevara », il  en avait collé dans tous les coins de sa boutique  »

 A en croire à un de ses clients fidèles, on ne rentrait pas dans sa boutique avec n’importe quelle effigie sur son tee-shirt. « Si quelqu’un osais rentrer  dans sa boutique  avec l’effigie de certains hommes politiques, il va tout simplement te demander  de ressortir », raconte-t-il.

Aujourd’hui, sa boutique, gérée désormais par sa femme, porte encore les marques de Sankara. Un dessin de Sankara et un autre de Che Guevara orne l’entrée. Au niveau des étagères on retrouve quelques photos de Sankara.

Quant à « Thomas Sankara » Ouédraogo, il est un enfant comme les autres même si sa génitrice  soutient qu’il a des tendances révolutionnaires.

Même, s’il n’a jamais  eu la chance de réaliser son rêve de tenir la main de celui que l’on surnomme le  « Che Guevara africain », Zacharia Ouédraogo aura contribué à perdurer  l’héritage du Père de la Révolution de 1983 à travers son fils.

Lala Kaboré /Dera

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