Santé sexuelle et reproductive : l’ONIDS crée une alliance pour renfoncer ses actions

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L’organisation pour de nouvelles initiatives en développement et santé (ONIDS) a tenu une rencontre d’échanges ce jeudi 30 janvier 2020 avec 16 majors du district sanitaire de Bogodogo.  L’objectif de ce tête à tête était de créer une forte alliance avec ces responsables de formation sanitaire dans le cadre de la réalisation de ses projets sur les droits à la santé sexuelle et reproductive.

Le constat du phénomène accrue des grossesses non désirées et des  avortements clandestins a conduit l’ONIDS à mettre en œuvre un projet dénommé réduction des grossesses non désirées de la stigmatisation et les avortements clandestins (projet RéducSac). Débuté en 2017, ce projet a couvert cinq CSPS de l’arrondissement 11 de Ouagadougou pour sa phase1.

 La phase 2 de ce projet connaît une extension à 17 CSPS depuis 2019,  l’élargissement de la zone d’intervention du projet nécessite une plus grande implication des structures sanitaires. Pour Cécile Thiombiano/ Yougbaré, la présidente du Conseil d’administration de l’ONID, la bonne marche de ce projet requiert un plus grand accompagnement pour engranger de meilleurs résultats.

« Nous avons réuni ces majors pour voir comment ils peuvent nous  aider, nous renforcer avec des méthodes de prévention comme les méthodes contraceptives»,  a confié la coordonnatrice.

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Ces majors devront être des relais pour  diffuser les messages sur la nécessité de se protéger et mettre à la disposition des populations les méthodes contraceptives afin d’ éviter les grossesses non désirées. Leur appui est également sollicité pour   simplifier le message juridique et apporter l’information dans les langues locales concernant la question de l’avortement et la loi sur la santé de la reproduction.

En outre, la question de la gestion de l’hygiène menstruelle a été abordée au cours de ce dialogue. Allant du constat que plusieurs jeunes filles s’absentent de l’école à cause des menstrues, l’ONIDS entend mener des actions de sensibilisation pour briser le tabou qui y est lié à travers son projet dénommé gestion de l’hygiène menstruelle (projet GHM). Et pour cette action, le concours des responsables de centre de santé a été sollicité.

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En terme de perspectives, Cécile Thombiano/ Yougbaré a indiqué que l’ONIDS va mener dans les mois à venir, des actions de sensibilisation pour le référencement des filles et un plaidoyer pour une amélioration de l’application des textes notamment de Maputo qui donne plus de condition aux femmes de réduire les décès liés aux avortements.

Sibiri Kaboré, médecin chef du district de Bogodogo a salué l’initiative de cette rencontre et a témoigné son accompagnement à l’ONIDS pour la réalisation de ses projets.

« Nous les accompagnons depuis 2017  et nous comptons les accompagner toujours à tous les niveaux dans leur activité. Nous nous attendons à ce que ces projets aient un impact sur le terrain. » a-t-il déclaré.

Actuellement en action dans la région du centre, l’ONIDS envisage l’extension de la mise en œuvre de ses projets dans les régions de l’Est et du centre-Est ainsi que dans cinq autres régions du Burkina.

Marie Sorgho

 

 

 

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