Les droits en matière de santé sexuelle et reproductive ont connu des avancées considérables depuis les années 1960. La disponibilité croissante de méthodes contraceptives relativement novatrices et efficaces a révolutionné l’existence des femmes à cette époque.

Dans les années 1969, le nombre moyen d’enfant qu’une femme pouvait avoir dans les pays développés était de 4,9. A cette époque, 35% des femmes mariées pratiquaient un mode de contraception soit pour retarder ou pour éviter une grossesse. Par contre, dans les pays en voie de développement, le nombre moyen d’enfants par femme était de 6,7 et les utilisatrices des méthodes contraceptives étaient environ 2%. A cette période, l’avortement n’était pas autorisé dans la plupart des pays. L’égalité d’accès à l’éducation, à l’emploi, au mariage, au divorce et à la propriété étaient les sujets de lutte pour le mouvement de libération des femmes. C’est en 1969 que l’Agence des États-Unis pour le développement international a créé un Bureau de la population. Au cours de la même année, le Ghana a adopté sa propre politique de Planification démographique pour le progrès du pays. Lors de la première Conférence internationale des Nations Unies sur les droits de l’homme, qui s’est tenue à Téhéran en 1968, des délégués avaient affirmé, pour la première fois dans le cadre d’une déclaration mondiale le droit fondamental des parents à « déterminer librement et consciemment la dimension de leur famille et l’échelonnement des naissances »

En 1969, les taux de natalité sont devenus supérieurs aux taux de mortalité dans la plupart des pays en développement à cause des interventions en matière de santé publique qui ont réduit la mortalité infanto-juvénile et prolongé l’espérance de vie.

La peur de la croissance démographique a donc motivé le souhait de mieux comprendre et gérer la fécondité humaine. A cet effet, le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population a été créé et rebaptisé Fonds des Nations Unies pour la population en 1987. Cette initiative découlait de la volonté des Nations Unies à appuyer des programmes d’action visant à stabiliser la population mondiale.

Les années 1960 ont été marquées par la disponibilité croissante de méthodes contraceptives révolutionnant l’existence des femmes. Ces dernières ont eu à cette époque des moyens fiables pour éviter une grossesse non désirée. De grandes possibilités étaient  offertes aux femmes pour contrôler leur vie reproductive. Mais  les conséquences de la contraception et de la régulation de la fécondité sur la santé  au cours de cette époque ne sont pas négligeables.

Source : UNFPA/état de la population mondiale 2019

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