Santé : les faits marquants de l’actualité en 2017 au Burkina

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Sur le plan sanitaire, l’actualité a été marquée au Burkina en 2017 par la naissance d’une fonction publique hospitalière, le dénouement de la crise à la CAMEG et  l’épidémie de dengue.


C’est l’évènement majeur en cette fin d’année 2017 dans le domaine de la santé: la naissance d’une fonction publique hospitalière. En effet, l’Assemblée nationale a adopté le 19 décembre 2017 la loi portant fonction publique hospitalière ainsi que la loi portant statut de la fonction publique hospitalière. L’objectif de cet engagement du Président Rock Marc Kaboré est d’arriver à une réforme profonde du système hospitalier burkinabè. Dans ces deux nouvelles lois sur la fonction publique hospitalière, trois obligations y sont relevées pour le secteur hospitalier : garantir la continuité des services de santé, garantir la qualité des soins et l’obligation pour le personnel sanitaire d’offrir leur temps au service public. Au-delà de ces impératifs, ces deux lois ont des avantages pour le corps soignant. Ce sont l’amélioration du plan de carrière, l’amélioration des conditions de travail des agents de santé et la rémunération des agents de santé. Cet engagement gouvernemental a eu un écho favorable du côté des syndicats de la santé, même si ceux-ci appellent néanmoins le gouvernement à une réelle concrétisation de ces lois.

Si ces aspects peuvent être considérés comme un progrès dans le système sanitaire, n’oublions pas que l’année 2017 a été fortement frappée par une épidémie de dengue. La dengue est une maladie causée par un virus qui est transmis aux hommes par des piqûres de moustiques, surtout la journée. Pour rappel, 4 types de virus provoquent la dengue (la dengue 1, 2, 3 et la dengue 4) avec les mêmes types de symptômes. Plus de 4 000 cas suspects avec 11 décès ont été enregistrés en 2017. La ville de Ouagadougou a été la plus touchée avec 5 arrondissements sur 12 concernés, en raison de la forte concentration et de l’insalubrité (Nongremansom, Baskuy, Boodogo, Sig-Nonghin et Boulmiougou). Face à la situation d’épidémie, les autorités ont pris des mesures. Il s’agit, par exemple, de la pulvérisation des zones à forte concentration de moustiques. Mais des efforts restent à faire au niveau des moyens financiers pour l’exécution du plan de riposte, du coût et de la disponibilité de tests dans les centres de santé et de promotion sociale (CSPS).

Un autre fait manquant  de cette année 2017 est  le dénouement de la crise qu’a connu la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) en 2016. Avec le remaniement ministériel en début d’année, le Professeur Nicolas Méda prend les rênes du département de la santé. Ainsi, en avril 2017, le nouveau ministre met fin à cette bataille politique, économique et juridico-judiciaire entre les protagonistes à la CAMEG et qui l’a sérieusement secoué pendant 11 mois. Cette crise a failli mettre en péril entre autres le programme sur la gratuité des soins au profit des enfants de 0-5ans et des femmes enceintes.

On retient également la tenue, du 22 au 24 novembre de la rencontre technique régionale des pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) dont l’objectif était de mutialier les efforts dans la lutte contre le cancer dans la sous-région. Cette rencontre découle  de l’appel de l’épouse du président du Faso et présidente de la Fondation KIMI, ONG engagée dans la lutte contre le cancer, Sika Kaboré. Les cancers du sein et du col de l’utérus sont les plus dépistés pour les femmes dont l’âge varie entre 15 et 44 ans. Le cancer du sein est le plus fréquent avec 18,1% au Burkina.

L’année 2017 a aussi  vu  la validation d’un plan national d’accélération de la planification familiale pour la période 2017-2020, par le ministère de la santé en novembre 2017. Ce, dans l’optique d’améliorer les prestations en matière de santé maternelle et infantile. Ce document vient comme une réponse au décès maternels liés à la grossesse et à l’accouchement. Des milliers de filles et de femmes souffrent de complications qui seront en grande partie évitables à travers la planification familiale.

Assétou Maïga

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1 COMMENTAIRE

  1. Merci à QueenMafa pour ces 365 jours d information au quotidien. A mettre en avant les femmes leaders jadis à l ombre. Merci et longue vie à QueenMafa. Beaucoup d inspiration en 2018

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