Révision du Code électoral: le comité quota interpelle le chef de l’État à tenir ses engagements sur la promotion de la femme

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Le Conseil des ministres du 13 juillet dernier a adopté et transmis à  l’Assemblée nationale un projet de révision du Code électoral avec comme points principaux le referendum et la question du vote des burkinabé de l’étranger.Dans cette déclaration,le Comité quota déplore que cette révision ne prenne pas compte la question du genre qu’il juge aussi important . Pour le comité, c’est l’occasion unique pour le chef de l’État de tenir ses promesse électorale car 2020 n’est plus loin.

Aujourd’hui 23 juillet 2018, à l’initiative du Comité Quota, une rencontre de travail des acteurs de la société civile œuvrant dans le domaine du genre et de la participation des femmes s’est tenue au siège de l’Union africaine de ONG de Développement « UAOD ».

Il s’est agit d’entendre le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI),  Newton Ahmed Barry, et de rédiger le document de plaidoyer pour l’intégration du principe du quota dans le code électoral.
Il a été passe en revu, les propositions du Gouvernement, en lien avec la relecture dudit code.

Pour nous, c’est l’occasion pour le Chef de l’État et le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, de réaffirmer leur engagement à promouvoir les femmes en politique !

Et pour reprendre ce paragraphe du Projet de société de son Excellence Roch Marc Christian KABORE, qui dit qu’en matière de Promotion des droits de la Femme, des la première année de son mandat, il mettra en œuvre tous les textes en sa faveur !

QU’EN EST IL ???

Aussi, affirme t’il qu’il faut en la matière, passer de la parole a l’acte !

A l’analyse de la situation actuelle de la Femme au Burkina Faso, même si nous reconnaissons qu’aux plans social et économique des efforts sont faits, force est de reconnaitre qu’au niveau politique, cette volonté faiblit de jour en jour, au point de créer le doute par certains agissements.

La Femme, ou du moins les questions la concernant a notre sens devront être désormais inscrites aux titres des priorités dans la gouvernance de notre pays.

Mais hélas, le ton de la régression entamée par la Transition en 2015, continue de résonner dans la gouvernance en matière de responsabilisation des femmes et leur promotion aussi bien dans les instances de nomination qu’électives !

A QUAND DONC DES AUTORITÉS SENSIBILISÉES OU SENSIBLES GENRE ?

A L’ÉTAPE actuelle de notre processus électoral, nous avons un code électoral qu’on peut qualifier de « GENRE AVEUGLE »

Ahmed Newton Barry, les Femmes vous demandent de confirmer cette nécessité d’intégrer le principe de quota dans le Code électoral !!!!

Il faudrait peut être que les JEUNES ET LES FEMMES comprennent a présent qu’il faille S’UNIR OU PÉRIR !!!!!!!!

De toutes les façons, c’est EUX l’électorat !

Les femmes devront s’armer davantage de courage et développer de nouvelles formes de synergies gagnantes avec les JEUNES qui eux aussi peinent à avancer !

Malgré les multiples initiatives et plaidoyers initiés par les femmes, le Ministère en charge de la Femme et les PTF genre, la relecture de la loi 010-2009/AN portant fixation de quota aux élections législatives et municipales piétine et aucune clarté dans le langage et la communication qui accompagne toutes les tentatives.

Nous rappelons à l’opinion nationale et internationale, qu’après trois applications de ladite loi aux échéances de 2012, 2015 et 2016, des analyses genre ont permis au comité quota, au Conseil des Femmes du Burkina et leurs partenaires, de conclure la nécessité d’une relecture.

Ce processus entamé sous la transition, malgré les financements obtenus par le MATD, le Ministère en Charge de la Femme et les OSC a rencontré une hostilité des parlementaires sous ladite Transition !

Qu’a cela ne tienne, nous appelons la Jeunesse responsable et consciente à faire du combat pour la restauration d’une véritable justice dans les processus électoraux, leur véritable combat !

Avons nous besoins de rappeler que la prise en compte des diversités participent au processus de renforcement de la cohésion sociale et de la RÉCONCILIATION NATIONALE ?

2020 s’annonce comme une occasion rêvée pour les femmes et les jeunes de s’imposer et d’imposer leur vision et idéaux et non perdurer dans le suivisme grégaire !

Plus rien ne devant être comme avant, nous devons rester vigilant(e)s et debout comme un seul être !

Femmes et Jeunes, avançons sans crainte !

La destinée prospère de cette Nation, nous appartient et interpelle chacune et chacun !

Nan laara an saara.

Martine YABRE
Porte Parole du Comite Quota
yabremartine@gmail.com

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