Retrait des femmes et enfants en situation de rue : Marie Laurence dépose ses valises à Bobo

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Lancée le 10 août 2018, l’opération de retrait des femmes et enfants en situation de rue poursuit son bonhomme de chemin. Après la ville de Ouagadougou, l’action s’étend à Bobo Dioulasso où la ministre en charge de la famille est allée préparer le terrain pour le bon déroulement de l’opération.  

Réduire de 50% le nombre de personnes sans abri d’ici fin 2020, c’est l’objectif que s’est fixé Marie Laurence Marchal à travers la mise en œuvre du projet « retrait des enfants et des femmes en situation de rue ». Baptisée « Opération seconde chance », cette action consiste dans un premier temps à sillonner les rues pour sensibiliser et enrôler les personnes concernées.

Ensuite vient la phase de placement des enfants dans les centres d’accueils. Dans ces dits-centres, un temps d’entretien est initié avec eux au cours duquel il est prévu un moment de sensibilisation à leur endroit, une séance d’élaboration des projets de leur vie.

La question de leur prise en charge alimentaire et sanitaire est également abordé pendant cette phase.  Après cette étape ces derniers sont reconduits dans leurs familles car les centres d’accueils ne sont que des lieux de transit. Les enfants qui n’ont pas de famille sont replacés dans d’autres structures d’éducation et de formation professionnelle qui leurs sont dédiées.

S’agissant des femmes retirées de la rue, elles sont formées dans plusieurs domaines tels que la couture, le tissage, la restauration, l’aviculture. Suite à la formation, elles ont bénéficié de l’appui en équipements pour débuter leurs activités A l’issu de cette phase de remise de matériel, il est prévu un suivi trimestriel à l’égard de ces femmes jusqu’à ce qu’elles soient autonomes.

Après la mise en œuvre de ce projet à Ouagadougou, le cap est désormais mis sur la ville économique du Burkina Faso. Depuis le 16 juillet 2020, le ministre en charge de la famille y est allée échanger avec les différentes parties prenantes afin de susciter leur implication pour la réussite de l’opération. Les chefs coutumiers, les leaders religieux, les élus locaux et les journalistes ont été mis à contribution pour soutenir la mise en œuvre du projet dans la ville de Sya.

 

 

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