Retrait des enfants en situation de rue : Laurence Ilboudo visite les centres d’accueil

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Dans le cadre de la politique de retrait des enfants et jeunes en situation de rue, le ministre en charge de la Solidarité nationale, Laurence ILboudo a entrepris une visite des sites de placement dans la journée du jeudi 9 août 2018 à Ouagadougou.

Les activités du programme d’opérationnalisation du retrait prévues pour s’étendre sur 10 jours entendent débarrasser des rues de Ouagadougou et de bobo Dioulasso, les enfants vivant dans la rue, les femmes et hommes vivant de mendicité sans oublier les personnes handicapées physiques et visuels.

C’est l’objectif poursuivi par le ministre Marie Laurence Ilboudo. Selon elle, le budget, de près de 400 millions de FCFA a mobilisé 400 agents volontaires. Cette opération a pour stratégie la mise en place des équipes de retrait et leur remise des matériels tels que les gilets fluorescent des imperméables, des appareils photo des ordinateurs, 20 véhicules pickup, 3 cars 5 motocyclette de marque Yamaha.

«  Les équipes de terrain sont au nombre de 20.Chaque équipe est composée de 06 policiers 4 travailleurs sociaux et deux représentants des associations. Elles se relaient jour et nuit. Les travailleurs sociaux sont issues des équipes d’intervention en milieu ouvert qui ont déjà une connaissance des sites et des sites de dortoirs des cibles », a déclaré la ministre.

Ici, la ministre Laurence Ilboudo dans un site d’accueil

Et de poursuivre que les 5 équipes de placement sont composées de 2 policiers, de 2 travailleurs sociaux  et d’un membre de la société civile, organisée en binôme jour et nuit. Une visite pédagogique a permis de voir les quatre sites de placement. Selon la ministre, l’auberge de la solidarité de Cissin a une capacité d’accueil de 40 femmes voir plus. « Le centre de Baskuya une capacité de 60 femmes et le centre de Nongremasson pourrait contenir 45 femmes et le centre AEMO de Somgandé pourrait accueillir au plus 200 enfants », a informé madame la ministre.

Elle a, en outre précisé que les enfants de Ouagadougou seront l’objet d’un suivi familial et d’une inscription à l’ANPE ou chez les maitres coraniques  ou encore à l’école. La ministre a rappelé que le personnel des sites d’accueil assure l’hébergement, la sécurité, l’alimentation, les soins et les entretiens en vue de préparer le dossier éducatif de chaque pensionnaire à travers une proposition de réinsertion.

Et de soutenir qu’au terme de cette opération, le contrôle social de la rue se poursuivra jusqu’en 2020. La ministre en charge de la Solidarité nationale entend réussir cette opération grâce à l’appui de certaines structures notamment la coalition des intervenants auprès des jeunes en situation de rue (CIJER) et la croix rouge burkinabè.

                                                                                                                                                         Achille ZIGANI

                                                                                                                                                    (Stagiaire)

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