Après 8 ans d’absence, Blaise Compaoré, signe son retour au Burkina Faso.  Il participe en effet, ce vendredi 8 juillet 2022 avec les autres anciens présidents Roch Marc Christian Kaboré, Michel Kafando, Yacouba Isaac Zida et Jean-Baptiste Ouédraogo à la rencontre initiée par l’actuel président Henri Sandaogo Damiba. Un évènement fait couler beaucoup et de salives sur les réseaux sociaux.

Accueilli comme un prince ce 7 juillet à l’aéroport international de Ouagadougou, Blaise Comparé est désormais dans son pays natal. Sur les réseaux sociaux, certaines personnes  dans les commentaires n’ont pas manqué de lui exprimer ouvertement leur affection envers sa personne et lui souhaité la bienvenue.

Elles considèrent sa venue comme le retour du fils prodigue, venu sauver le Burkina Faso « Enfin, le facilitateur est là. Le Burkina sera sauvé ». C’est à juste titre qu’elles saluent sa présence sans toutefois baisser la garde «Une rencontre entre anciens présidents et nouveaux, c’est à saluer si cela est bénéfique pour le peuple et la stabilité du pays. Mais, on l’a à l’œil », dit un internaute.

 

Nombreux voient en cet acte, une sage décision de la part des politiciens car « Cela permettra de résoudre les problèmes internes au sein du CDP » et de départager les responsabilités. Problèmes qui d’ailleurs risquent de faire couler le navire, à en croire des militants de ce parti.

 

 

D’aucuns mettent en garde les organisations de la société civile en particulier l’une d’entre elles « On met en garde le balai citoyen. S’ils essaient de saboter, on ne va pas laisser faire. Pour le retour de la paix et la réconciliation, tout sacrifice est le bienvenu », pouvait-on lire.

Cet autre s’attarde sur sa nationalité « Qu’on clarifie s‘il vient en tant que citoyen burkinabè ivoirien ou un simple citoyen national ! Question primordiale », s’interroge-t-il.

 

Les pacifistes s’inquiètent de comment faire revenir la paix au Burkina Faso. Pour cet internaute, aller à la réconciliation demande qu’il y ait réellement un plan d’action efficace « Se réconcilier avec quoi et qui ? Il faut forcément la vérité dans la clairvoyance quelle qu’en soit la circonstance pour l’intérêt supérieur de la nation ». Il estime qu’aucune réconciliation ne sera faite avec des cœurs meurtris.

 

Le commentaire de cet autre internaute retient l’attention. « Nous souhaitons le retour à la vie normale afin que nous puissions retourner et cultiver nos terres ». Il n’est pas le seul à penser en faveur du devenir de ceux qui vivent en milieu rural. « Ceux qui sont dans les campagnes veulent la paix pour pouvoir cultiver. Blaise est synonyme de paix, on ose croire le retour des personnes déplacées internes PDI dans les jours à venir ».

 

Même si avec l’arrivée de Blaise Compaoré,  « Le Burkina est devenu un sujet de dissertation », « Réconciliation ne veut pas dire annulation de poursuites judiciaires ». Mais, « Pour le moment, c’est le problème de l’insécurité qui doit être à l’honneur », font remarquer encore d’autres internautes.

Pour ceux qui se focalisent sur les valeurs des dispositifs juridiques et judiciaires, voilà une belle occasion pour la justice burkinabè de mettre la main sur celui qui a été condamné à perpétuité et dont l’application de la sanction sera un exemple pour tous ceux qui croient qu’ils peuvent se dérober impunément à la justice. Ainsi s‘expriment-ils « C’est le moment de voir si notre justice est vraiment indépendante. La crédibilité des hommes de toges est mise à l’épreuve » ou encore « Normalement, il y a un appareil judiciaire actif et compétent pour certains cas. La justice doit être respectée, ça apaise les cœurs. Après, on pourra aller à la réconciliation ».

A travers ces commentaires,  il ressort que pour la majorité l’effectivité de la réconciliation nationale répond à une condition: la justice d’abord.

 Françoise Tougry

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