Restauration: les dures réalités d’un commerce

 

 

Le point de vue du client, son goût, son choix et son appréciation sont quelques points importants du commerce mis à part l’accueil, le savoir-faire et le savoir-être en matière de restauration.  Aziza Sawadogo, restauratrice a Ouagadougou évoque avec amertume les problèmes qu’elle rencontre régulièrement.

Aziza Sawadogo a d’abord relevé l’appréciation individuelle et subjective des clients par rapport aux menus ou aux plats qui leur sont proposés. Ils apprécient différemment. « On ne peut pas satisfaire tous les clients. Mais, on essaie de faire avec », a-t-elle affirmé.

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Le second problème soulevé par Aziza a trait à la livraison. Le manque de compétence et de professionnalisme du livreur peut être un obstacle à la satisfaction du client.

 

Certains clients ont tendance à commander et vouloir payer en faisant des dépôts dans le compte et parfois, les choses se compliquent. Le temps est précieux et chaque minute compte énormément. ‘Il y’a des clients qui retardent souvent les livreurs alors qu’ils ont parfois 5 à 6 commandes », dit-elle. Soit ils sont en réunion. Soit ils n’ont pas leurs portables à côté. Du coup, le livreur peut se retrouver avec 30 minutes de retard avec un client. Pourtant, bon nombres de fonctionnaires ont des heures de pause. « Si les clients arrivent à nous comprendre, je pense qu’on pourra avancer », a mentionné la restauratrice.

 

Disposer d’une structure définitivement acquise n’est pas évidente. A défaut d’avoir son propre local, il faut louer une maison. Du jour au lendemain, le contexte peut changer obligeant le locataire à quitter les lieux. Aujourd’hui, Aziza est à son 4e  déménagement et elle continue la restauration à domicile. « Les clients me taquinent en disant que si je change encore d’endroit, ils ne vont plus me suivre », a-t-elle signifié. C’est à croire que le déménagement affecte les clients qui peuvent se lasser de ces déplacement à n’en pas finir.

 

Elle a aussi déclaré qu’à Ouagadougou, si le restaurateur.ice  n’as pas un bon endroit, ce n’est vraiment pas simple. « Tu loues une maison et tu ne peux même pas assumer tes charges. Le bailleur te demande de déménager encore », raison pour laquelle Aziza a décidé de rester définitivement chez elle pour faire la vente en ligne. L’autre raison qui l’a fait revenir à domicile était le découragement.

 

Le vol de photo est aussi un grand problème. Certaines restauratrices se permettent de télécharger les photos des menus dans les pages d’autres personnes et de les publier comme si ce sont leurs photos.  Aziza a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux par rapport à ce comportement qu’elle vit au quotidien.

 

Mais apparemment, c’est tombé dans l’oreille d’un sourd car le phénomène persiste. «  J’ai eu ce souci avec beaucoup de restauratrices. Auparavant, quand je publiais, je ne mettais pas mon nom. En réalité, je ne savais pas qu’il fallait le faire. Au moment où j’ai compris, j’en avais déjà posté beaucoup sur ma page », a déploré Aziza qui recommande à chacune de publier ce qu’elle a préparé pour une question d’honnêteté.

 

Selon elle, il vaut mieux demander le mode de préparation que de s’attribuer un savoir-faire qui n’est pas le sien. « Nous sommes toutes en train d’apprendre. Si le plat te plaît, demande-le en in box ! Je vais t’expliquer. Pourquoi aller prendre ce qui ne t’appartient pas ? », s’offusque la restauratrice Aziza.

 

Marie orgho

Abdoulaye Ouédraogo

S

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