Dans le cadre du lancement officiel de la 1ère  édition du Salon Burkinabè de l’Elevage (SABEL), les hommes de médias ont été conviés ce 6 juin 2018  à une conférence de presse initiée par le ministère en charge des ressources animales.

Ce salon selon le ministre en charge des ressources animales, Soummanogo Koutou est une opportunité de rencontres des transformateurs, des producteurs et marchands dans le domaine de l’élevage. « Certains éleveurs ont des difficultés pour alimenter leur bétail tandis que des producteurs d’aliments pour bétail ont du mal à écouler ces produits », a-t-il dit et de poursuivre que le SABEL va leur permettre de se partager les expériences en matière de produits, de potentialités et de renforcer leurs capacités.

« Conscient de la valeur et de l’importance socioéconomique de l’élevage,  le SABEL pourra montrer au peuple, ce que nous produisons » a t-il confié.

Le salon se déroulera pendant 4 jours en novembre prochain à Ouagadougou. 4 jours au cours desquels les animaux seront exposés  pour découverte, appréciation, objet de recherche et valorisation.

De nombreuses activités seront menées. L’exposition d’animaux vivants dérivés de toutes les filières viandes tels que les moutons, les porcs, les vaches… la transformation des produits de l’élevage comme le yaourt, les fromages etc.

Au titre des participants, le SABEL regroupera les professionnels des différentes filières d’élevage, les services d’appui-conseils, les chercheurs, les laboratoires, les prestataires privés, les institutions de financement, projets et programmes etc.

Tous les jeunes, hommes ou femmes qui ont des projets sont invités à présenter leurs projets, à participer massivement. 2 jurys seront constitués pour analyser, évaluer et primer ceux qui se seront illustrés. Les thématiques concernées sont entre autres  les techniques de production, techniques d’élevage, de forage, de conservation, de transformation, de conception de projets….

En termes d’activités, environ 4 ha d’espace confortable et sécurisé seront réservés pour l’exposition. À cela s’ajoutent des conférences, des rencontres B to B, un défilé des plus belles bêtes. Pour les activités hors salon, il y aura la restauration relative à la production animale et céréale et un concours où les meilleurs promoteurs jeunes et femmes seront primés.

Les résultats attendus à l’horizon 2025.

L’élevage reste la première source de revenus monétaires de 38,8% des ménages ruraux et leur permet ainsi d’accéder aux services sociaux de base et à la sécurité alimentaire en cas de crise agricole.

 En plus des résultats immédiats que sont la visibilité, la vulgarisation des techniques innovantes, l’engagement de nouveaux financements, les nouvelles vocations à l’élevage et à l’aquaculture, il y a également l’accroissement jusqu’à au  moins 15% de l’offre nationale en divers produits nationaux, de ressources halieutiques et de financement. On note aussi la création d’une plateforme numérique, l’accroissement des revenus de ménages à au moins 15%.

L’élevage occupe le 3ème rang des produits de l’exportation. Cette 1ère  édition se tiendra autour du thème « Place des productions animales dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale ».

« Aucun pays sahélien ne pouvant se prévaloir de dotations factorielles à la hauteur du Burkina Faso (tradition, savoir- faire, position géographique…) ne dispose encore de salon exclusivement réservé à l’élevage. C’est une première », a fait remarquer Soummanogo Koutou, ministre en charge des Ressources animales.

 Le SABEL se tiendra au cours du mois de novembre 2018. D’un coût de 572 millions FCFA dont une contribution exceptionnelle de 100 millions de l’État,  ce projet entend à long terme contribuer de façon significative au produit intérieur brut et à la création d’emplois.

                                                                                                                                    Françoise TOUGRY