Relecture de la loi sur le quota genre aux élections: les femmes de Bobo-Dioulasso mobilisées

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Soutenir le processus d’adoption du nouvel avant-projet de loi sur le quota et son entré en vigueur pour les élections prochaines, c’est le but d’un atelier initié par le cadre de concertation des organisations féminines du Burkina Faso,en partenariat avec le  National Democratic Institute (NDI)  le mardi 21 mai 2019, à Bobo Dioulasso. 

Les femmes de la ville de Sya se sont fortement mobilisées pour s’approprier ledit avant-projet de loi afin de formuler des propositions pouvant contribuer à son adoption et son entrée en vigueur pour les prochaines élections.

Adoptée le 16 avril 2009 à l’Assemblée Nationale, la loi portant fixation de quota d’au moins 30% de candidature au profit de l’un et de l’autre sexe aux élections législatives et municipales a été soumise à un processus de relecture au regard des résultats de sa mise en œuvre aux des élections en 2012, 2015 et 2016 .

Blaise Tiénin, représentant du Conseil national pour la Promotion du Genre(CONAP Genre)

Blaise Tiénin, représentant du Conseil national pour la Promotion du Genre(CONAP Genre) a indiqué que la procédure de relecture de cette loi, engagée en 2018, a permis de corriger les insuffisances constatées et a abouti à la validation d’un nouveau texte portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats pour les élections municipales et législatives. Des actions doivent être menées pour que ledit avant-projet de loi soit adopté aussi bien  en Conseil des ministres qu’au niveau de l’Assemblée nationale.

Martine YABRE, représentante du comité quota genre

S’attardant sur le bilan de  l’application de l’ancien texte depuis 2012, Martine YABRE, représentante du comité quota genre, a signifié que ce nouvel avant-projet de loi pourrait connaitre une accélération dans son processus d’adoption si toutefois les femmes de tous les bords politiques se donnaient la main pour défendre la mise en application de cette loi. Elle a par ailleurs mentionné que  l’adoption de cette loi, aussi bien en Conseil de ministres qu’au niveau de  l’Assemblée nationale, nécessite une synergie d’actions et une volonté affichée de toutes les femmes burkinabè à mener des actions fortes.

Augustine Traoré, représentante de la représentante résidente du NDI

Allant dans le même sens, le NDI, par la voix de Augustine Traoré, invite les femmes à assumer une responsabilité commune dans ce combat pour les droits politiques des femmes du Burkina Faso en vue d’une société plus harmonieuse et plus équitable.

Zénabou Coulibaly, représentante du cadre de concertation des organisations féminines

La représentante du cadre de concertation des organisations féminines, Zénabou Coulibaly a pour sa part avoué que l’adoption du nouvel avant-projet de loi devrait favoriser la promotion effective de la femme dans toutes les sphères de décision. Elle a également indiqué que la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes s’inscrit dans un cadre plus large de promotion des droits de l’homme et du développement durable à laquelle l’État burkinabè doit attacher une grande importance et le traiter comme un problème prioritaire de développement.

Au terme des différentes interventions, les participantes ont échangé sur la mise en œuvre de stratégies et une feuille de route du cadre de concertation. Les femmes de Bobo ont souhaité qu’un bureau soit mis en place dans leur ville pour leur permettre de fédérer leurs actions pouvant contribuer à faire adopter l’avant-projet de loi et accélérer son entrée en vigueur pour les élections prochaines.

En rappel, un atelier similaire s’est déroulé dans la ville de Ouagadougou le 13 avril dernier et a connu la participation de plusieurs associations féminines. Et c’est dans le but de permettre à toutes les femmes de s’approprier l’avant projet de loi et de contribuer à son adoption, que l’atelier a été également organisé à Bobo Dioulasso.

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