Régulation des médias : le Burkina Faso et le Niger unis pour un combat commun

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Le premier ministre Paul Kaba Thiéba a échangé le 10 août dernier avec le président du conseil supérieur de la communication (CSC) du Niger, Kabir Sani par ailleurs représentant de la plateforme de régulation des médias de l’UEMOA et de la Guinée-Conakry

L’objectif de cette rencontre, selon Kabir Sani, c’est d’abord remercier le premier ministre de sa présence lors de la cérémonie de passation de charge entre les présidents entrants et sortant du CSC burkinabè. « Nous avons également parlé de la nouvelle tâche qui attend le nouveau président de l’institution, un CSC qui vient de loin dû aux différentes péripéties qu’elle a vécues et aussi parlé du partenariat entre nos deux structures », a-t-il déclaré.

Kabir Sani (en jaune) échange ici avec le premier ministre Paul Kaba Thiéba

Et de poursuivre que  le Niger et le Burkina Faso ont le même défi à relever en terme de communication d’informations, de consolidation de la liberté d’expression, de la liberté de la communication et surtout des défis de la TNT et la mondialisation de la communication dans cette ère des réseaux sociaux.

« Il fallait donc échanger avec son excellence le premier ministre pour lui assurer que le CSC du Burkina Faso s’attèlera à remplir sa mission de régulation  et les défis auxquels il sera confronté mais surtout la solidarité de toutes les instances de régulation africaine notamment la plate forme de l’UEMOA et de la Guinée Conakry qui ont suivi dans tous les cas l’évolution de la situation de l’ancien CSS et d’autres auquel le Burkina Faso est membre».

Un autre objectif à atteindre en rencontrant Paul Kaba Thiéba, selon Kabir Sani était de rassurer le premier ministre que les deux institutions vont travailler « la main dans la main ».  « Avec le nouveau président, Mathias Tankoano, je puis vous assurer que nous avons déjà convenu de fructifier ce partenariat et nous avons prévu de faire une formation au Niger sur la TNT et nous allons inviter nos frères Burkinabés pour assister à cette formation afin que nous parlions de la même voix et afin qu’ils s’inspirent de l’expérience de notre CSC »,  a-t-il poursuivi.

Kabir Sani a par ailleurs confié qu’au cours de cet entretien avec le chef du gouvernement, ils se sont penchés sur les nouvelles réformes que le CSC du  Niger avait vécues notamment la loi 2018. Laquelle loi qui n’avait pas pris en compte certaines situations antérieures surtout  la question sécuritaire.

« Le milieu des médias doit être très circonscrit et contrôlé mais également l’importance du monitoring essentiel du contrôle des contenus doit être respectée. Un régulateur qui ne maitrise pas ce monitoring dans un pays comme le Burkina Faso avec la situation sécuritaire, c’est essentiel que le pays dispose d’un système dynamique efficace de monitoring pour contrôler le contenu de ce qui se passe », a laissé entendre le président du CSC du Niger.

                                                                                         Téné Bénédicte OUEDRAOGO

                                                                                                             (Stagiaire)

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