Réduire le cancer du col de l’utérus à moins de 4 cas pour 100 000 femmes : le combat de la COBUCAN

Dans l’optique de sensibiliser la population sur les effets néfastes du cancer du col de l’utérus et les actions à mener pour le contrer, la coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN)a initié une rencontre d’échange avec les hommes et femmes de médias ce jeudi 17 novembre 2022 à Ouagadougou. Ladite rencontre s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’an 2 de la stratégie mondiale pour l’accélération de l’élimination du cancer du col de l’utérus.

Le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus existent au Burkina Faso et sont gratuites. Malgré cette disponibilité et gratuité, il y a moins de 10% de femmes qui partent vers les structures de santé publiques pour se faire dépister.

« Cela veut dire qu’à la base il y a un manque de communication, un manque de sensibilisation, un manque de génération de la demande », a déploré Pr Nayi Zongo, président du COBUCAN. Pour changer cette donne, la Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN) interpelle la population sur les effets néfastes ce de cette maladie les actions à mener pour la contrer.

Selon le président du COBUCAN, trois actions constituent des barrières contre le cancer du col de l’utérus. Ces actions sont le fondement du lancement officiel de la stratégie mondiale pour l’accélération de l’élimination du cancer du col de l’utérus.

La première action fait référence à la vaccination contre le Human Papillomavirus (HPV), le virus responsable du cancer du col de l’utérus. Cette vaccination concerne les jeunes filles qui n’ont pas encore de contact sexuel. « Ce vaccin est disponible au Burkina Faso depuis mars 202 », a précisé Pr Nayi Zongo.

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La seconde action est le dépistage des lésions précancéreuses. Ce dépistage concerne les femmes qui ont déjà eu un contact sexuel.

« Le dépistage et le traitement de ces lésions précancéreuses existent et sont gratuites au Burkina Faso depuis 2016 et ce, grâce aux efforts du gouvernement à travers le ministère de la santé » a laissé entendre Pr Nayi Zongo.

La troisième action qui permet de barrer la route au cancer du col de l’utérus est l’accès équitable à des soins de qualité pour toutes les femmes qui présenteraient des cancers du col de l’utérus.

Un  dépistage d’au moins 70%de femmes escompté

L’organisation mondiale de la santé a mis en place une stratégie afin d’éliminer le cancer du col de l’utérus d’ici 2030. Le premier pilier de cette stratégie consiste à travailler à ce que 90% des jeunes filles soient vaccinées avant l’âge de 15ans.

 Le second pilier est d’œuvrer à ce que la participation au dépistage atteigne 70% des femmes dont l’âge est compris entre 35 et 45 ans. Le troisième pilier vise à faire de telle sorte que 90% des femmes porteuses du cancer du col de l’utérus bénéficient d’un traitement efficace de qualité sans barrières socio-économiques.

« Si nous arrivons à mettre en place ces trois piliers, nous allons pouvoir réduire d’ici l’orée 2030 l’incidence du cancer du col de l’utérus à moins de 4 cas pour 100 000 femmes », a confié Pr Nazi Zongo.

 En rappel, l’objectif de la Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN) est de renforcer les actions nationales de prévention et de lutte contre le cancer au Burkina Faso.  Elle regroupe 18 organisations de la société civile de lutte contre le cancer.

Mary Sorgho

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