Le colloque international sur le centenaire du Burkina Faso a ouvert ses portes ce samedi 9 mars 2019 à Ouagadougou. Pendant 72 heures, les participants mèneront des réflexions sur le thème: de la création de la haute volta à la constitution de l’Etat-nation Burkinabè : leçons et défis. La cérémonie officielle de l’ouverture du colloque a été marquée par la présence de Roch Marc Christian KABORE, président du Burkina Faso.

Pendant trois jours, des historiens venus du mali, de la France, de la cote d’Ivoire et des Etats Unis aux côtés de leur homologues burkinabè prendront part  à ce colloque international sur le centenaire de la création de la haute volta.  1919-2019, 100 ans après la création de la haute, les autorités burkinabè ont décidé de connaitre le passé pour mieux appréhender l’avenir du Burkina Faso. A cet effet, une dizaine de communications seront données à travers des conférences sur des thématiques portant sur la culture, la langue du pays.

Le ministre de l’administration territorial, siméon SAWADOGO a indiqué que le rappel du passé est riche d’enseignement. « La connaissance historique, est en effet essentiel à la fois pour le peuple, pour la jeunesse en particulier et pour les dirigeants. Elle les éclaire et donc permet d’assurer leur destin, de motiver la conscience collective. Nous avons besoins que notre histoire nationale soit mieux enseigner dans nos écoles avec cette forte conviction qu’elle aidera à forger le sentiment national » Ces historiens tenteront de reconstituer l’histoire depuis la création de la haute volta jusqu’à l’Etat du Burkina Faso», a-t-il souligné..

Pour le président du Faso, Roch Marc, la réécriture de l’histoire par nos historiens est l’appropriation fondamentale de la prise de conscience que nous appartenons à un même Etat.  « Il n’y a pas d’avenir dans un pays si cet avenir n’est pas fondé sur l’histoire et les leçons de ce peuple. Il faut que les burkinabè et les historiens ait la reconstitution de l’histoire et que nous ayons au cours de cette année quelque chose qui soit fait pour permettre d’enseigner les enfants dans la meilleure connaissance de notre histoire. Cela me semble encore temps parce que tous les grands pays du monde avancent parce que quelque part, l’histoire a été la base de ces avancées-là »

Roch Marc KABORE : »Il n’y a pas d’avenir dans un pays si cet avenir n’est pas fondé sur l’histoire et les leçons de ce peuple »

Roch Marc KABORE a par ailleurs souligné que la connaissance et l’appropriation de l’histoire pourrait permettre au gouvernement de transformer un certain nombre de mécanisme administratif pour le rendre conforme aux préoccupations de la population.

Les réflexions qui seront menées au cours de ces  trois jours permettront au peuple burkinabè de disposer désormais des  traces de son histoire et de s’en approprier. Le centième anniversaire de la création de la haute volta sera également commémoré dans les 13 régions du Burkina à travers des conférences, des activités culturelles et sportives.

Mary Sorgho

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