Recherche pour le développement : L’IRD valorise les femmes scientifiques

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La 6e édition de la journée dédiée à la femme doctorante s’est tenue ce lundi 29 mars 2021 à Ouagadougou. Organisée par l’Institut de Recherche pour le développement (IRD), cette journée est intitulée « Femmes et recherche pour le développement ». La célébration de ladite journée a été marquée par une présentation des travaux de recherche des doctorantes sur leur thèmes de recherche.  

C’est une journée des femmes qui ont fait des recherches dans les domaines de la science. A en croire les initiateurs de ladite journée, elle vise à promouvoir l’apport des femmes scientifiques au développement durable du Burkina Faso.

Fabrice Courtin, représentant de l’IRD au Burkina Faso

« Cette journée des femmes scientifiques est très importantes parce que nous cherchons à encourager les femmes à se lancer dans des études poussées afin qu’elles puissent contribuer au développement du Burkina Faso », a laissé entendre Fabrice Courtin, représentant de l’IRD au Burkina Faso.

A l’occasion de cette 6e édition, les doctorantes ont présenté les résultats de leurs recherches axés sur trois principaux domaines. Il s’agit des sciences de la santé, les sciences agronomiques et environnementales et les sciences humaines. S’agissant du domaine des sciences de la santé, une des doctorantes a présenté les recherches qu’elle a mené sur le rôle des sources naturelles de nectars sur la transmission du paludisme. L’objectif de sa recherche était de voir si avec les vertus de certaines plantes, il était possible de déparasiter le moustique en vue de stopper la chaîne de transmission du paludisme allant du moustique vecteur à l’homme.

Prisca Paré, doctorante en entomologie à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.

« Pour le moment nous n’avons pas trouver de nectar qui puisse réduire l’infection du moustique mais on a pu constater qu’il y a des nectars qui ont pu réduire la survie du moustique à 7 jours après l’infection au plasmodium falciparum » , a déclaré Prisca Paré, doctorante en entomologie à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. C’est  Yvone Bonzi, professeur  à l’Université de Joseph Ki-Zerbo, qui a présidé et modéré la  première session axée sur la présentation des travaux de recherche en sciences de la santé.

Pour ce qui est du domaine des sciences agronomiques et environnementales, une des doctorantes a montré les résultats des recherches qu’elle a mené sur le suivi spatio-temporel des principales maladies du riz et des communautés microbiennes associées aux racines dans des agrosystèmes rizicoles. Il s’est agi pour elle de comparer les types de riziculture et les facteurs qui permettent d’expliquer la corrélation des maladies et leur développement à travers l’analyse des micobium du sol.

Mariam Barro , doctorante en cotutelle entre l’université de Montpelier et l’université Nazi Boni

« Nous nous sommes rendues compte qu’il y a plus de maladie dans les périmètres irrigués que dans les bas-fonds. Cela peut s’expliquer par le fait que les cultures sont beaucoup plus intensifiées en irrigué du fait des moyens élevés de culture, de la taille de la superficie et la forte utilisation de la fertilisation », a mentionné Mariam Barro , doctorante en cotutelle entre l’université de Montpelier et l’université Nazi Boni. Cette seconde session a été présidé par Georges Serpantie de l’IRD.

Dans le domaine des sciences sociales, une autre doctorante s’est entretenue avec l’assistance sur l’intensification durable de la production agro-pastorale en lien avec le genre et la sécurité alimentaire dans les ménages.

Katian Napon, doctorante en géographie de la santé à l’université Joseph Ki-Zerbo

Elle a confié qu’en terme de pratique agricole, il y a une différence significative entre les choix d’appliquer une technique agricole ou pastorale par rapport aux hommes et aux femmes. « Les femmes sont beaucoup plus actives dans la vente et la traite du lait. Les pratiques agricoles ont une influence sur le statu alimentaire de façon indirecte », a précisé Katian Napon, doctorante en géographie de la santé à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou . C’est Fadima Yaya Bocum de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) qui a présidé cette dernière session.

A l’issue des présentations des résultats de leurs recherches, l’Institut de Recherche pour le développement (IRD) a offert aux doctorantes une attestation de participation. Au cours de cette journée, les participants ont également visité des posters conçus sur des sujets scientifiques.

La 6e édition de la journée des femmes doctorantes a été marquée par une table ronde sur le parcours des femmes engagées dans la carrière scientifique. Cette table ronde a été l’occasion pour les panélistes de présenter aux participantes leur parcours scolaire et professionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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