Qu’est-ce que Roch attend ?

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Depuis l’investiture de président Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre derniers, des pronostics circulent concernant les membres du nouveau gouvernement. Mais depuis hier une folle rumeur s’est emparée de la toile. Elle faisait état de la nomination d’une femme, comme Premier ministre par Roch Marc Christian Kaboré. L’information n’ayant pas été confirmée, certains ont dû supprimer leurs articles au cours de la nuit.

Depuis l’investiture de président Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre derniers, des pronostics circulent concernant les membres du nouveau gouvernement. Mais depuis hier une folle rumeur s’est emparée de la toile. Elle faisait état de la nomination d’une femme, comme Premier ministre par Roch Marc Christian Kaboré. L’information n’ayant pas été confirmée, certains ont dû supprimer leurs articles au cours de la nuit.

Le moins que l’on puisse dire est les burkinabè sont lasses d’attendre leur nouveau gouvernement   au point que la rumeur a fini par prendre le dessus. Mais qu’est-ce que Roch attend ? C’est la question que tout le monde se pose. On se doutait bien qu’à leur du partage du butin, il serait ardu de caser tous les viens crocodiles qui ont abandonné la navire CDP pour le MPP. Toutefois, au regard du contexte actuel, cette tergiversation du Président semble difficile à expliquer pour trois raisons principales.

La première raison est que cela fait quand même plus de plus d’un mois qu’il a été élu. Même si théoriquement il fallait attendre la mise place de l’Assemblée nationale. Car on n’imagine bien que pour avoir une majorité confortable à l’Assemblée, le MPP serait obligé de faire un clin d’œil à certains partis qui ont décidé de le soutenir notamment l’UNIR/PS de Maître Sankara et le PAREN  de Laurent Bado. Tout compte fait, cela ne devrait pas trop jouer sur la composition de son gouvernement, du moins, en ce qui concerne le Premier ministre.

La deuxième est que depuis la démission du gouvernement de la transition, l’Administration fonctionne au ralenti. S’il est vrai que le Président Kafando a décrété que les ministres démissionnaires continueront à assurer la continuité de l’Etat jusqu’à la mise en place du nouveau gouvernement, il est évident que cela est difficile dans la pratique. Aucun ministre ne va s’ hasarder à prendre des engagements, surtout financiers, dans une situation pareille.

Enfin, la troisième raison est une suite logique de la deuxième. En effet la sécurité intérieure du pays repose sur le gouvernement. De ce fait, l’absence prolongée d’un gouvernement légitime est un risque qu’il ne fait pas prendre surtout pour un pays qui vient déjouer un coup d’Etat et plusieurs manœuvres de déstabilisation, sans compter l’insécurité grandissante dans les quartiers.

Vu ce qui s’est passé ce 5 janvier, le président élu n’a plus le choix, il doit mettre rapidement fin à la rumeur et permettre au pays de se remettre rapidement sur les rails.

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