Projet ZACA: « seulement 25% de mise en valeur sur les 85 hectares », Léon Paul Toé

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Le ministère de l’urbanisme et de l’habitat a animé un point de presse ce vendredi 24 août 2018 à Ouagadougou. Il s’est agi  d’inviter les souscripteurs du projet ZACA à s’exécuter au regard du retard accusé dans l’investissement et informer le public de la volonté de nouveaux investisseurs à favoriser le développement du commerce dans la ville. 

Après le communiqué publié récemment pour rappeler les souscripteurs des engagements pris en ce qui concerne la zone ZACA (Zone d’Activité Commerciale et Administrative) de la lenteur de leur investissement, le ministère de tutelle poursuit la diffusion de l’information à travers cette conférence de presse.

On se rappelle bien qu’il y a 15 ans de cela, les résidents de cette zone ont été contraints à leur corps défendant de quitter les lieux, lorsque le gouvernement a entamé le projet ZACA dans la dynamique du développement du Burkina Faso. C’est ainsi qu’en 2003 selon le Secrétaire général du ministère de l’urbanisme et de l’habitat, Léon Paul Toé, la zone a été créée dans le souci d’engager un aménagement spécifique et donner un nouveau visage au centre-ville de Ouagadougou.

Selon le SG du ministère en charge de l’Habitat, les objectifs à cette époque étaient entre autre de résoudre le problème de voierie, donner une belle image à la ville et de présenter des opportunités pour le développement des activités.

Le SG du ministère en charge de l’Habitat, Léon Paul Toé (milieu) espère que le message sera entendu

 « Le plan d’aménagement du projet ZACA a été approuvé depuis le 31 décembre 2003, l’approbation du cahier de charges qui régit la zone date du 6 février 2008. Le dernier délai de paiement pour les souscripteurs était attendu au 30 juin 2013 et en principe c’est après cela qu’on a donné 5 ans pour mettre en valeur la parcelle », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre que jusqu’à nous jours la mise en valeur n’est pas point constatée pourtant la date butoir de cette mise en valeur s’est expirée  en juin 2018.

 1  mois  pour se mettre à la règle

Un délai d’un mois de mise en valeur des parcelles  est accordé aux souscripteurs, si cela n’est pas fait, il sera procédé au retrait des parcelles. Sur ce point, Léon Paul Toé a expliqué que cela vise avant tout le respect de la procédure. « Vu qu’en 2018 on devait constater la mise en valeur des parcelles, ce qui n’est pas le cas, on est en droit de retirer pour redistribuer à d’autres demandeurs », a-t-il confié.

Et d’ajouter que « un mois c’est pour donner le temps aux gens de faire approuver le projet, demander le permis de construire parce que la zone se dégrade. Il n’y aura pas de bagarre judiciaire ».

Quant aux procédures de dédommagement, le principal animateur de la conférence de presse a indiqué que les frais leur seront remboursés avec bien sûr un taux de rétention pour non-respect des engagements et des procédures.

Le SG Paul Toé a insisté sur le fait que la procédure de mise en valeur demeure car l’idée est d’inciter les gens à investir. « Seulement 25% de mise en valeur sur 85 hectares. C’est faible, alors qu’on a délocalisé les gens depuis 2003», a-t-il déploré.

 

                                                                                                                            Assétou Maiga

 

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