Dans le cadre du projet de recherche PMA-Agile, des enquêtes sur la planification familiale ont été menées à Ouagadougou. Les chiffres parlent eux mêmes et il est nécessaire de vulgariser davantage les méthodes de contraception et de les rendre accessibles à toutes les femmes !

À Koudougou, c’est 525 clients dont 86% de femmes qui ont été interviewés lors du recensement des structures de santé publiques et privées. L’échantillon des sites de prestation de santé (SPS) de Koudougou consiste en un recensement d’au moins 41 structures de santé publiques et 16 structures de santé privées. Parmi les clientes interviewées, 71.9% ont consenti et répondu à une interview de suivi quatre mois plus tard.

Les chiffres dans les structures de santé publiques

Les injectables et les implants y étaient les méthodes de contraception les plus couramment utilisées parmi les clients interviewés. Là, 38% de femmes choisissait leur méthode de contraception avec leur partenaire. 44% des clients interviewés ont recours aux méthodes injectables tandis que 40% utilise l’implant.

3% des clients masculins dans les structures affirment parler de la planification familiale avec leurs partenaires. Quant au personnel formé à la planification familiale, il s’agit de la plupart du temps, des sages-femmes et des agents de santé communautaire. trois principales méthodes (implants, injectables et DIU) sont prescrites dans ces formations sanitaires.

Lors de l’enquête de base, 28 clients par mois en moyenne ont reçu des injectables dans les structures de santé publiques, suivis de 22 clients pour le préservatif et 9 pour l’implant. Ces chiffres ont baissé au troisième trimestre pour l’injectable et le préservatif, et sont demeurés virtuellement inchangés pour l’implant.

Les données dans les structures de santé privées

C’est le préservatif masculin et l’implant qui y étaient couramment utilisés parmi les clients interviewés. 67% des clients féminins interviewés choisissait la plupart du temps leur méthode de contraception avec leur partenaire. Parmi les clients interviewés qui utilisent la contraception 46% se reposent sur le préservatif masculin et 20% sur l’implant.

20% des clients masculins dans les structures affirment parler de la planification familiale avec leurs partenaires. Ce sont le plus souvent des médecins, sages-femmes et infirmiers/ères qui sont formés à la planification familiale dans les structures privées de santé. Une plus grande gamme de méthodes, qui comprend le préservatif, la pilule et la contraception d’urgence est offerte dans ces formations sanitaires.

En moyenne, sont vendus dans les structures privées de santé, 87 à 346 boîtes de pilule pour un cycle par mois, suivies de 63 à 126 préservatifs masculins et 46 à 52 kits de contraception d’urgence.

Les clientes enquêtées dans les structures publiques avaient plus de chance que celles des structures privées de prendre cette décision avec leur prestataire de santé.

Presque tous les jeunes clients (18-24 ans) interviewés ont déclaré avoir reçu des explications sur comment utiliser l’implant, l’injectable et le préservatif. Toutefois, aucun n’a déclaré avoir reçu des explications sur l’utilisation d’autres méthodes, telles que le DIU, la stérilisation ou le collier du cycle.

Lors de l’interview de suivi, 28.2% des clientes utilisaient toujours la méthode rapportée lors de l’interview de base. 5.9% avaient changé de méthode, et 13.9% l’avaient arrêtée.

Fichiers joints: PMA-Agile.BF-Koudougou Client brief_FR_v2_25.06.19

PMA-Agile.BF-Koudougou SDP brief_FR_v2_25.06.19

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