Projet Meriem: une solution contre la malnutrition

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Le ministère de la santé en collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD), a procédé ce 17 octobre au lancement du projet Meriem. Un projet qui vise à lutter contre la malnutrition dans trois pays à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

L’objectif du projet pilote Meriem qui implique sept partenaires, selon le directeur du projet Martial Pouret, consiste à mobiliser les entreprises sahéliennes pour qu’ils apportent des réponses  innovantes et à large échelle en vue de lutter efficacement contre la malnutrition.

Aux dires de la représentante du ministre de la santé, trois quart des femmes au Burkina Faso soufrent d’anémie. De ce fait, la secrétaire  technique de l’alimentation a ajouté que la malnutrition a une conséquence irréversible sur le développement intellectuel des enfants.

 « Ce projet relève  le défis de concilier l’objectif social et la rentabilité économique à grande échelle dans trois pays notamment le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Il vise surtout à démontrer que les solutions commerciales peuvent contribuer à prévenir durablement la malnutrition », a lancé le co-directeur du projet, François Lepicard lors de la présentation dudit projet.

A cette occasion, le président du GRET partenaire, Pierre Jacquemot a précisé qu’il s’agit de créer des liens  avec les acteurs  locaux  en vue de favoriser  l’entreprenariat et les partenariats publics et privés. Et de poursuivre qu’il entend agir par la recherche et par l’action sur les dynamiques de développement dans la contribution et le respect des politiques et programmes nationaux.

A entendre le délégué  régional Grand Sahel de l’AFD, Philippe Chedanne a soutenu que le Burkina Faso est une priorité de la sa structure et de la Fondation Bill est Melinda Gates.

En faisant cas d’une forte prévalence de la malnutrition dans les pays sahéliens, Philippe Chedanne a indiqué que cela est du à une forte démographique. Et de rappeler que l’AFD soutient les projets de sécurité alimentaire à près de 48 millions d’euros.

En termes clairs, sa mise en  œuvre bénéficie d’un appui de l’Agence française du développement (AFD) et de la fondation Bill et Melinda Gates dont la contribution est d’un montant de 14 millions d’euros, a souligné le directeur Pouret.

C’est un projet sur trois  ans de 2018 à 2021, a-t-il précisé, qui réunit un pool d’expert internationaux du monde des ONG de la recherche et du conseil au secteur privé. Ce sont entre autres  GRET, Hytra, IRAM, ICI, IRD, Ogilvy change, Think Place.

Les principales étapes du projet

L’une des étapes majeures, selon les deux présentateurs dudit  projet, est de développer une offre locale d’aliments de qualité qui puissent être adaptées aux besoins nutritionnels des jeunes enfants et qui sera accessible aux ménages  vulnérables.

C’est pourquoi, ils ont confié qu’une approche commerciale innovante est mise en place à travers des stratégies de commercialisation qui ont  été expérimentées avec des acteurs de la distribution et des réseaux de proximité. Et de renchérir que des activités de sensibilisation en nutrition sont réalisées avec le concours de l’Etat et les acteurs locaux .

« Enfin, la dernière étape est d’évaluer  et capitaliser les résultats qui vont mettre en discussion avec les différents acteurs qui œuvrent dans le domaine de la nutrition »,  a informé le directeur Pouret.

                                                                                                       Achille ZIGANI

                                                                                                          (Stagiaire) 

                                                              

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