Prise en charge des réfugiés : début de la 10e Commission tripartite Burkina Faso – République du Mali-UNHCR

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Ouagadougou abrite la 10e Commission tripartite Burkina Faso – République du Mali – Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Les travaux de ladite commission ont débuté ce mercredi 11 août 2021 sous la présidence de la ministre déléguée chargée de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur.  

L’objectif de cette 10e commission est de faire le point de la mise en œuvre des accords tripartites du 9 janvier 2015 sur le rapatriement volontaire des réfugiés maliens vivant sur le sol burkinabè.

La ministre déléguée chargée de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Clarisse Mérindol/Ouoba, a relevé les nombreuses initiatives et actions déjà entreprises par les Etats burkinabè et malien, avec le concours des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour venir en aide aux populations en difficulté.

Elle a notamment exprimé sa « sincère et profonde gratitude au Haut-commissariat pour les réfugiés (UNHCR) pour son implication dans la recherche de solutions appropriées à l’efficacité de la protection internationale de nos populations durement éprouvées par tant de difficultés et en quête de mieux-être ».

Le ministre délégué chargé de l’action humanitaire, de la solidarité, des réfugiés et des déplacés de la République du Mali, Oumarou Diarra a annoncé qu’à la date du 31 avril 2021, 85 939 rapatriés volontaires ont été enregistrés au Mali alors que 173 375 maliens sont toujours hors de leur pays.

Mais de son aveu, l’espoir est permis, surtout « avec la nouvelle posture du Mali qui consiste à déployer, dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC), un volume considérable de forces pour permettre le retour de l’Administration et des Services Sociaux de Base dans ces régions, permettant ainsi de renforcer l’accès humanitaire aux populations.

La montée en puissance de la Force Conjointe du G5-Sahel en est l’illustration parfaite, elle contribuera à réduire l’espace de manœuvre des terroristes et narcotrafiquants facilitant ainsi la pacification de la région et le retour des réfugiés ».

Le Burkina Faso et la République du Mali ont connu dans leur histoire récente des situations difficiles ayant entrainé un flux massif de réfugiés de part et d’autre de leurs frontières respectives.

Au Mai, tout est parti du coup d’Etat de 2012 auquel est venu s’ajouter une vague d’attaques terroristes ; ce qui a causé l’arrivée massive de populations sur le sol burkinabè.

Et c’est dans le but de trouver des solutions durables au profit des demandeurs d’asile et réfugiés maliens qu’un Accord tripartite a été signé le 9 janvier 2015 à Ouagadougou entre les gouvernements du Burkina Faso, de la République du Mali et l’UNHCR pour les réfugiés ; accord selon lequel les parties doivent se réunir annuellement et de manière alternée entre le Burkina et le Mali. Et la réunion de Ouagadougou intervient après celle qui s’est tenue en novembre 2019 à Bamako.

MAEC

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