Du haut de ses 1,85 mètre, SEVERINE ASSOUE POADIAGUE dite Princesse est la nouvelle reine de la beauté burkinabé. Âgée de 22 ans, cette étudiante en troisième année de médecine, n’est pas seulement belle. Elle a surtout la tête pleine. L’ ambassadrice de l’écocitoyenneté et l’éducation environnementale a partagé avec votre magazine son projet d’avenir.

Pouvez-vous nous faire revivre la soirée de votre consécration ?

Le soir du 11 août, c’est un rêve d’enfance qui s’est réalisé. Il y avait tellement d’émotion que je ne pouvais dire que quelques mots. C’était immense pour moi. J’ai même eu des larmes aux yeux si vous aviez suivi la vidéo. Cette soirée a été le fruit de plusieurs années de sacrifice. C’était tout simplement explosif.

Pensez-vous être en mesure de défendre les couleurs de notre pays dans un concours international ?

Oui. Certainement (rires !)

 

Pour vous quelle serait la solution pour mettre fin au terrorisme au pays des hommes intègres ?

Je pense qu’il faut renforcer davantage les mesures de sécurité. Il faut aussi sensibiliser la population sur comment réagir en cas d’attaque terroriste ou comment faire si on voit des personnes suspectes. La population en milieu rural doit surtout être bien sensibilisée parce que ces terroristes pour la plupart passent par la brousse. Je suis assez croyante, et pense donc qu’il faut aussi beaucoup prier pour le Burkina Faso, car même dans les pays où il y a plus de sécurité, des attaques terroristes existent.

 

Comment voyez-vous votre avenir, en tant qu’ambassadrice de la beauté burkinabé ?

Mon avenir, je le vois déjà comme un véritable engagement. Un combat également pour les valeurs que je vais défendre. Je vais défendre entre autres l’écocitoyenneté et l’éducation environnementale qui sont des valeurs auxquelles je tiens réellement. Mon engagement ne se limite pas à la beauté, mais aussi à mon rôle d’ambassadrice de l’environnement.

 

Miss burkinabé est étudiante en troisième année de médecine, est-ce la fin de vos études ?

Ah non ! Ce n’est pas la fin de mes études. La médecine, c’est 7 à 8 ans, donc j’ai encore 5 ans d’étude devant moi. Miss Burkina a pour ambition de devenir médecin et la couronne ne m’arrachera pas ce second rêve. Je pense que c’est deux choses qu’on peut concilier. En tant que miss et comme médecin, je dois œuvrer dans l’humanitaire. Je veux réussir pour mes petites sœurs qui veulent emprunter mes pas. Si je réussis, cela encouragerait non seulement elles, mais aussi les parents à avoir un autre regard sur les concours de miss. J’aimerais changer cette vision et ma manière de le démontrer, c’est en terminant mes études et en devenant médecin.

 

Depuis votre élection, le regard des gens a-t-il changé sur vous ?

Oui, les regards des gens ont changé. Avant j’étais une simple citoyenne et maintenant que je suis Miss Burkina, je ne passe plus inaperçue. Partout où je passe, tout le monde veut voir c’est qui la miss.

 

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans la vie ?

L’honnête, la franchise sont des valeurs auxquelles je tiens beaucoup.

 

Et ce que vous détestez ?

L’hypocrisie.

Êtes-vous un cœur à prendre ?

Non, j’ai mon petit ami.

Votre couleur préférez ?

Le blanc.

Votre plat préféré ?

Kanzaaga (babenda gourounsi)

Pays de rêve ?

L’Afrique du sud.

 

 

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