Présidentielle 2020 : vers un front unique de l’opposition politique

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A l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire, l’opposition politique a échangé ce 23 juillet avec les journalistes sur la situation nationale. Au menu des échanges, le congrès de l’Union pour le Progrès et le Changement, le rapport du RENLAC sur la corruption, le Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’ivoire et le Burkina Faso et l’élection du nouveau président du conseil supérieur de la communication.

« Ce congrès a été un franc succès. Le lion est toujours le maître de la forêt », a martelé le président de Mouvement Africain des peuples (MAP), Victorien Tougma au début des échanges. A l’en croire, ce sont plus de 5000 congressistes venus de l’Afrique, de l’Europe et des Etats unis qui ont pris part à ce congrès. II a exprimé en outre,  sa satisfaction quant au choix porté sur Zéphrin Diabré afin deconduire pour les 4 années à venir la destinée de l’UPC.

A la question de savoir la possibilité d’une éventuelle candidature unique pour les élections de 2020, les conférenciers ont affirmé que la mobilisation des partis de l’opposition durant ce weekend constitue «  un front unique pour l’alternance ».

Eu égard au rapport du Réseau national de lutte Anti Corruption (RENLAC) indexant la police municipale  comme l’institution la plus corrompue, les animateurs de la conférence de presse ont fait une mention spéciale au RENLAC.

Face à ce phénomène qui a la peau dure, l’opposition politique a tenu le gouvernement pour responsable. Pour elle,  le pouvoir en place n’œuvre pas à mettre un frein à ce fléau. « Les autorités actuelles encouragent la corruption à travers la mise en œuvre du PNDES », a dit Victorien Tougma.  Comme solution, les conférenciers ont suggéré « l’installation des caméras de surveillance aux feux tricolores».

Ils ont souhaité que le gouvernement fasse un bilan de ses politiques depuis sa prise de pouvoir. Enfin, de leur avis, dans le cadre du Partenariat Public-Privé (PPP), le gouvernement octroie « des marchés à leurs amis » à travers une entente directe. Et de soutenir que la corruption  est beaucoup plus nuisible au sommet qu’à la base.

L’autre point des échanges a consisté à dénoncé l’attitude des autorités actuelles sur le Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Cote d’Ivoire. En ce qui concerne le TAC, les animateurs ont reproché au président Roch Kaboré de n’avoir pas dit aux burkinabè que « l’administration est une continuité par conséquent les projets en cours d’exécution ont été lancé sous le régime Compaoré ».

C’est ce qui a fait dire au président du Mouvement panafricain du Faso (MPF), Achille Rawa Ouédraogo que la construction de l’autoroute Ouagadougou-Yamoussoukro et du corridor sont des idées qui ne datent pas d’aujourd’hui.

Enfin le quatrième point est une analyse de l’élection du nouveau président Mathias Tankoano à la tête du Conseil supérieur de la communication (CSC). Vu l’antécédent de ce dernier en tant que conseiller aux affaires juridiques à la présidence, et acteur de certains osc, les membres de l’opposition politique craignent un bâillonnement de la presse. Et de laisser croire que cette élection à la tête du CSC laisse présager la préparation des prochaines élections présidentielles.

                                                                                                                    

                                                                                                                                         Achille ZIGANI

                                                                                                                                                   (Stagiaire)

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