PNDES : une conférence internationale pour accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale

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Pour évaluer la mise en œuvre du PNDES depuis son adoption et améliorer le niveau de mobilisation des ressources pour le développement du Burkina Faso, une conférence internationale sectorielle, se tient les 9 et 10 juillet à Ouagadougou. Réunissant les acteurs du privé, la diaspora et des personnalités de divers horizons, cette réunion importante veut aboutir à des perspectives plus solides pour soutenir un développement économique et social durable.

Voici déjà deux ans que le Burkina Faso a adopté le PNDES comme sa boussole sur la période 2016-2020. Il est alors nécessaire qu’il marque une halte, pour faire le bilan des actions réalisées jusque-là et dans le cadre du financement de ce programme. D’où la tenue de cette rencontre internationale axée sur le thème : « accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale », ce secteur étant un levier important dans l’économie, représentant 34% du PIB avec une main d’œuvre de plus de 80% de la population active.

« La présente conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES s’inscrit dans la logique de reddition des comptes. A la suite de la conférence de Paris, il s’agit de traiter des questions de grande importance comme celle de l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale, le programme d’urgence pour le Sahel et le programme d’appui au développement des économies locales », s’est-elle exprimé la ministre en charge de l’économie, Hadizatou Sory.

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A l’entendre, dans les engagements pris à Paris les 7 et 8 décembre 2016, le PNDES prévoit pour son financement une contribution à hauteur de 63,8% sur ressources propres et 36,2% sur contributions externes ou non publiques.

Pour la présidente de la Troïka des partenaires techniques et financiers, Metsi Makhetha, « la conférence se tient dans un contexte où les pays du Sahel sont confrontés à des chocs climatiques et sécuritaires qui contribuent à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Nous sommes interpellés à y apporter une réponse appropriée et durable », a-t-elle déclaré, avant de souhaiter que ces deux jours d’échange aboutissent à des visions qui vont répondre aux besoins réels des Burkinabè.

Reconnaissant envers ces personnalités importantes, pour le premier ministre Paul Kaba Thiéba, c’est le lieu de faire le point sur la concrétisation des engagements pris par le gouvernement en matière de réformes et d’investissements et d’autre part, par les partenaires publics et privés relatifs aux intentions de financements annoncées lors de la Conférence de Paris. « Pour ce qui est du bilan de la mise en œuvre du PNDES, les résultats d’étapes sont très encourageants. Le taux de croissance du PIB réel qui était de 4% en 2014 et 2015 est ressorti à 5,9% en 2016 avant d’atteindre 6,7% en 2017 », s’est réjoui Paul Kaba Thiéba.

Le premier ministre Paul Kaba Thiéba à la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES

Malgré les insuffisance, le premier ministre dit être satisfait des grands efforts réalisés dans la réforme des institutions et de modernisation de l’administration, en matière de développement du capital humain à travers le renforcement du système de santé en personnel et la réforme de la santé maternelle et infantile et dans le domaine de la transformation de l’économie.

Au regard de la faible mobilisation des partenaires privés et le contexte sécuritaire peu reluisant, cette conférence sectorielle aux dires de Paul Kaba Thiéba ambitionne de combler ces besoins de financement et garantir la sécurité, gage de tout investissement privé.

En estimant toute l’importance de cette conférence qui va permettre d’apprécier les résultats engrangés depuis l’exécution du PNDES, les autorités burkinabè formulent le vœu que ce cadre de réflexion puisse accélérer dans la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso.
En marge de cette conférence, se tient une exposition de produits issus de l’agriculture, de la foresterie et de la transformation industrielle locale.

Assétou MAIGA

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