Planification familiale : le Burkina Faso enregistre une progression

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Le Burkina Faso a enregistré une progression en matière de la Santé de la reproduction. C’est ce qu’indiquent les données du projet PMA/BF (Performance monitoring for action). Les investigateurs dudit projet ont présente les résultats de la phase 2 de collecte des données sur la planification familiale ce vendredi 6 août 2021 à Ouagadougou au cours d’un atelier.

Le taux de prévalence contraceptive moderne (TPCm) parmi les femmes en union est passé de 28,1% en février 2020 à 31,9% en mars 2021. Cette évolution traduit l’atteinte de l’un des objectifs du plan national d’accélération de la planification familiale ( PNA/PF) 2017-2020 qui avait pour ambition d’atteindre un TPCm de 32% à l’horizon 2020 chez les femmes en union , âgées de 15 à 45 ans au Burkina Faso.

En raison de l’augmentation du TPCM entre février 2020 et mars 2021, les enquêtes ont révélé des ruptures de stocks de certaines méthodes contraceptives tel que l’implant, la pilule et le préservatif.
Par contre le faible taux de TPCM enregistré entre 2019 et 2020 résulte de certains facteurs qui ont troublé l’offre des services de planification.

« En 2019 le pays a connu pas mal de difficultés surtout au niveau du ministère de la santé avec les multiples grèves des agents. Elles se sont déroulées sur près de six mois où les centres de santé ont fonctionné nonchalamment. Bien qu’elles ne puissent pas constituer le seul facteur pouvant expliquer ce fléchissement de 2020, cela a beaucoup joué sur l’offre des services de planification familiale », a mentionné occasionné Yentéma Onadja, Co-investigateur du projet PMA Burkina Faso.

S’agissant de l’impact de la Covid-19 sur l’utilisation des méthodes contraceptives, les enquêtes ont montré que seulement 2% des femmes ont arrêté l’utilisation de la contraception à cause des restrictions liées à la Covid-19.

En rappel, la première phase du projet a couvert la période de juillet 2014 à décembre 2018 avec la réalisation régulière de six vagues d’enquêtes. Cette seconde phase s’étale également sur cinq ans (2019-2022) avec pour mission de consolider les acquis engrangés lors de la première phase et d’intégrer de nouvelles thématiques de recherche prioritaires en santé, exprimées par les partenaires.

 

Idrissa SIRI

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