Opération « une femme, un jeune, une identité »: L’arrondissement 11 de Ouagadougou a refusé du monde

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La mairie de l’arrondissement 11 de la commune de Ouagadougou  a procédé ce jeudi 7 novembre 2019 à la mise en œuvre effective de l’opération « Une femme, un jeune, une identité ». Cette activité a été marquée par la visite d’une équipe du cadre de concertation pour le suivi de ladite opération.

Une longue file indienne composée de femmes et des jeunes, c’est le constat que nous avons fait dès notre arrivé aux alentours de 9h30 ce jeudi 7 novembre 2019 à la mairie de l’arrondissement 11 de la commune de Ouagadougou. Positionnés un peu partout dans la cour, les agents de la mairie étaient  à pied d’œuvre pour  l’opérationnalisation du projet  « une femme, un jeune, une identité ».

Quelques femmes et jeunes alignés au niveau du poste 2

Au niveau du premier poste, les prétendants inscrivent leur nom sur une liste et attendent immédiatement sur place de prendre un ticket pour rejoindre le deuxième poste où est fait le comptage. Après la phase du comptage qui correspond au recensement des noms en fonction du numéro du ticket obtenu, l’intéressé peut maintenant s’avancer au niveau du troisième poste et sur présentation de son acte de naissance, l’agent procède à la prise de photo et ainsi se poursuit la chaîne jusqu’au dernier poste.

 

Moumouni Ouédraogo, 2ème adjoint au maire

« Depuis 3 heures du matin, il y a des gens qui étaient déjà là pour s’inscrire et actuellement, le nombre s’accroît, nous mettons tout en œuvre pour les satisfaire tout en respectant le quota » a confié Moumouni Ouédraogo, 2ème adjoint au maire.  Le quota proposé pour cette opération de 600 personnes soit 500 femmes et 100 jeunes.

 

Ibrahim Maré, maire l’arrondissement 11 de la commune de Ouagadougou

Selon Ibrahim Maré, maire l’arrondissement 11, la question du genre est la principale difficulté de cette opération. De son avis, il faut être sélectif et prévoir pour les prochaines fois une opération exclusivement pour les femmes et une autre pour les jeunes uniquement.

A l’occasion de cette action, le cadre de concertation a envoyé une équipe de suivi au niveau de l’arrondissement pour s’enquérir du déroulement de cette opération. «  Nous sommes là pour observer et apporter un appui s’il y a des difficultés. En tant que rapporteur de l’opération, nous sommes là pour voir si les gens ont pu répondre à cet appel et voir si l’opération se déroule comme prévu parce qu’on a un quota 500 femmes et 100 jeunes à respecter. », a laissé entendre Victoria Nacoulma, chargé de l’éducation  et de la formation au niveau de l’union africaine des ONG de développement et membre de l’équipe de suivi.

Lire aussi: l’opération « Une femme, un jeune, une identité »a débuté

Victoria Nacoulma, chargé de l’éducation  et de la formation au niveau de l’union africaine des ONG de développement et membre de l’équipe de suivi.

Elle a par ailleurs apprécié l’engouement des femmes et des jeunes autour de ce projet et souhaite que le cadre maximise cette action pour offrir plus de CNIB aux jeunes et aux femmes.

Karidjatou Nikièma, élève en classe de 2nde se plaint de l’organisation de cette activité. Présente sur les lieux depuis 5heures du matin, elle n’a pas obtenu son inscription jusqu’à 9heures. Elle garde courage et espère être l’une des bénéficiaires de cette opération avant la fin de la journée.

L’opération « une femme, un jeune, une identité a été initiée par le cadre de concertation des organisations féminines intervenant sur la participation politique des femmes au Burkina. Cette action vise à  faciliter l’accès des jeunes et des femmes à la carte nationale d’identité (CNIB).

Marie Sorgho

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