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New York va punir la discrimination raciale liée à la coiffure

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La Commission des droits humains de la Ville de New York vient de publier de nouvelles directives visant à sanctionner la discrimination raciale liée aux cheveux ou à la coiffure. Les dreadlocks, les nattes africaines et les coupes afro ne pourront plus être un motif de licenciement ni faire l’objet de harcèlement sur les lieux de travail ou dans les écoles.

Les Afro-Américains de New York pourront bientôt adopter le style capillaire de leur choix, sans craindre d’être discriminés. La Commission des droits humains de la Ville est vient de publier de nouvelles directives, qui visent à interdire la discrimination raciale liée aux cheveux ou à la coiffure. Ces mesures devront s’appliquer à l’école, au travail et dans les espaces publics.

« Les interdictions et les restrictions concernant les cheveux ou les coiffures associées aux personnes noires sont prises en fonction des standards sur l’apparence établie par les Blancs et perpétuent l’idée raciste que les coiffures des Noirs ne sont pas adaptées au contexte professionnel », explique le texte.

Cette réglementation, présentée comme une première aux États-Unis, permettra aux Afro-Américains de garder leurs cheveux « au naturel » ou d’opter pour des coiffures, dont la commission dresse une liste non-exhaustive : « Boucles, nattes africaines, vanilles, tresses, Bantu knots, Temple fades, coupe afro… »

Jusqu’à 250 000 dollars d’amende

Une fois la loi promulguée, les personnes victimes de harcèlement ou sanctionnées à cause de leur coiffure pourront se tourner vers la Commission de New York ou demander une compensation financière. Les amendes pourront atteindre 250 000 dollars, soit environ 221 000 €.

« Les préjugés contre les cheveux des personnes d’ascendance africaine sont aussi vieux que ce pays et une forme de discrimination raciale », affirme à la chaîne de télé américaine CBS, Chirlane McCray, écrivaine et épouse du maire démocrate, Bill de Blasio, ce qui fait d’elle la Première dame de la ville.

« Dans beaucoup trop d’endroits, écoles, lieux de travail, et ailleurs, les cheveux qui poussent sur la tête des Afro-Américains dans leur état naturel ne sont pas acceptés », regrette-t-elle.

En décembre dernier, dans le New Jersey, un arbitre blanc avait ainsi demandé à un jeune lutteur noir de couper ses dreadlocks juste avant un match ou bien de déclarer forfait. Dépité, le lycéen s’était plié à cette exigence absurde. Cette scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, avait fait polémique et été vivement critiquée par des personnalités, dont le gouverneur de l’État.

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