Le 16 Mai dernier, a l’issue d’une feuilleton judiciaire qui dure depuis 2008 , la star de la musique ivoirienne  Nayanka Bell a été comdamné en appel à une peine d’emprisonnement ferme de trois ans et d’une amende de 70 000 000 FCFA dans le procès qui l’oppose à des villageois d’Ano dans le département d’Abgoville.

 

Dans ce procès, Nayaka Bell était poursuivie pour des faits de destruction de plantation dont elle se serait rendue coupable selon la justice ivoirienne.

 

Mais pourquoi en est-on arrivé à une peine d’emprisonnement dans un litige foncier ?

A ce sujet il faut noter que même si l’affaire est de nature civile, les faits reprochés ici à Nayanka Bell sont de nature pénale. Il s’agit en l’espèce de la destruction volontaire de bien appartenant à autrui notamment  sur des plantations comme c’est le cas ici, est réprimé par les textes ivoirien.

Pour Nayanka Bell le combat continu.

A sa sortie d’audience l’avocat de Nayanka Bell a précisé qu’elle entend introduire un pourvoi en cassation pour obtenir l’annulation de cette décision. Pour sa part Nayanka Bell ne compte pas abandonner ces terres qu’elle aurait hérité de son défunt père. Mais la déception se lisait déjà dans les propos de Nayanka Bell quelque jour avant le verdict de la cour d’appel. En témoigne l’interview qu’elle donné à la chaine le Grand Maître TV.

« Donc je me défends comme je peux, mais à l’heure d’aujourd’hui la plus grosse maladie que je puisse avoir c’est de n’être plus rien pour mon pays. Et la vérité c’est que je ne suis plus rien. Comment voulez-vous que si je n’ai pas de paix à l’intérieur, je puisse avoir de paix à l’extérieur. Je n’ai plus le gout de rien du tout, je ne sors pas, je suis toujours enfermée. Je ne vais plus écoutée de la musique, je ne vais plus regarder la télé, je n’écoute plus la radio. Je me suis fermée sur moi-même et je prie le seigneur pour que ma mère vive, vive  encore pour qu’à 81 ans elle puisse voir que sa fille a été libérer de cette affaire. Ma plus grande… (pleure) que ma mère vive pour voir la fin de cette histoire, sinon ça voudrait dire que je suis maudite parce que c’était sa seule source de joie et il n’y a rien. Depuis la mort de mon papa, elle vie dans l’espoir de voir cette affaire finir. Ma mère est retourné en France pour se soigner parce qu’elle en avait marre de cette situation, elle a dit qu’elle ne pouvait pas me voir continuer comme ça et que c’était trop pénible pour elle et moi aussi c’est pénible pour moi. Je crois en Dieu et je veux qu’il règle cette affaire en vitesse parce que ma mère je ne sais pas si elle vivra aussi longtemps. Je remercie tout le monde et je regrette d’avoir fondu en larme dans cette affaire ».

En rappel Nayaka Bell avait été la marraine de Pamika à son concert dédicace en août 2017 à l’occasion de la sortie de son dernier album.

Pour notre part, nous pensons les autorités ivoiriennes gagnerais à trouver une solution amiable pour que cette affaire ne vienne encore ternir l’image de la Côte d’Ivoire.