Naabiga ou le prince de le Zalissa Zoungrana : La danse ou le pouvoir ?

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Naabiga ou le prince, le film de la réalisatrice Burkinabé Zalissa Zoungrana, en compétition dans la catégorie court métrage au Fespaco 2019, a été projeté dans la soirée du lundi 25 février au ciné Burkina. Naabiga nous relate les réalités des cultures et traditions africaines. Ce film de 29 minutes dénonce également les problématiques que traverse la jeunesse de nos jours en négligeant la tradition au détriment de leur ambition.

La réalisatrice, zalissa Zoungrana 

L’histoire se déroule dans une localité du Burkina Faso, Naabiga un jeune prince qui avait quitté le village pour aller en Europe pour ces études est contraint de revenir pour voir son père (chef du village) malade ou du moins c’est ce qu’il croyait. Dès son retour, son histoire le rattrape, étant l’ainé des garçons de son père il doit forcément épouser la jeune fille qui lui était promise depuis son enfance mais aussi succéder son père qui a rendu l’âme le lendemain de sa venue.
Son oncle contre cette décision sous prétexte qu’il n’est plus des leurs après un long temps passé chez les blanc est furieux et est prêt à tout pour l’empêché d’être chef. Un pouvoir qui n’intéresse pas Naabiga qui n’est pas prêt a abandonné sa nouvelle vie c’est-à-dire son amoureuse blanche qu’il a laissé en chemin et la dance contemporaine qui était désormais sa passion.
Après un long discourt plein de sagesse de sa mère, le choix est désormais fait il va occuper le trône, et cela commence d’abord par se détacher de la drogue, de ses dread lock et bien sûr sa blanche
« J’ai voulu réaliser ce film suite à l’histoire de ma grand-mère qui est une passionnée de la culture africaine. J’ai eu réellement l’idée le jour ou, à la fin d’une de ses histoires, je lui demandais si ne pouvait pas refuser la chefferie. Elle m’a répondu ceci : on ne peut pas refuser la chefferie parce que on nait chef et on ne cherche pas à être chef non plus », nous a expliqué la réalisatrice présente sur le lieu de la projection. Selon Zalissa Zoungrana, c’est une manière pour de rappeler à la nouvelle génération que nos cultures doivent être conservées.
Naabiga a été projeté sous le regard admirateur des cinéphiles de tout genre. Le film qui est la seule œuvre de la réalisatrice au Fespaco 2019, est en mooré.

Aminata GANSONRE

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