Mutilations génitales féminines : L’ONG Voix des femmes renforce les capacités des journalistes

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En réponse à la problématique des mutilations génitales féminines (MGF) qui perdurent au Burkina Faso, L’ONG Voix des femmes entend jouer sa partition dans la réduction du phénomène. Elle a initié une session de renforcement des capacités des journalistes du 27 au 29 septembre 2018 à Ouagadougou. Il s’agit de leur permettre de mieux identifier des stratégies d’information et de communication dans le sens lutter efficacement contre les MGF, en l’occurrence la pratique de l’excision au Burkina.

Une vingtaine de journalistes des différents organes de presse burkinabè vont renforcer leurs connaissances en matière de mutilations génitales féminines, particulièrement sur la pratique de l’excision durant trois jours. Cette initiative de l’ONG Voix des femmes réside du fait que cette lutte est au cœur des fondements de la structure.

Mariam Lamizana, Présidente de l’ONG Voix des femmes

« Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet qu’on a démarré en 2016 et une composante de ce projet avait concerné les journalistes. Lorsque nous avons fait l’évaluation, il a été proposé de renforcer les connaissances des journalistes et communicateurs en matière de mutilations génitales féminines, en ce qui concerne la pratique de l’excision et la lutte engagée dans notre pays », s’est expliquée la Présidente de l’ONG Voix des femmes, Mariam Lamizana. Il s’agit selon elle de renforcer les connaissances de ces hommes de médias pour qu’ils soient outillés afin de rendre l’information avec professionnalisme, quand on sait qu’on vit une recrudescence de la pratique de l’excision.
Pour la présidente d’honneur, Marie Florence Compaoré, son accompagnement à cette session de formation en vaut la peine. « En tant que maman, c’est vraiment important de le faire. Nous avons constaté que les MGF sont des pratiques néfastes pour nos enfants et pour toutes les femmes d’ailleurs. C’est dommage que nous constations que la pratique persiste et il y a des poches de résistances de tout genre», a-t-elle déploré.

Et le Pr Michel Akotionga, gynécologue obstétricien d’appuyer ces propos en faisant cas des effets néfastes de l’excision sur la victime. « L’excision n’a que des inconvénients. Vous avez la douleur, l’hémorragie, l’incontinence d’urine, la chute de la tension qui va jusqu’au choc et même jusqu’à la mort, les infections, les séquelles, la stérilité, les chéloïdes, les kystes, les complications obstétricales, etc. », a-t-il fait savoir.
Cet atelier de formation ouvert donc ce jeudi, prendra fin le 29 septembre prochain. Les journalistes vont recevoir des informations entre autres sur la situation des MGF en Afrique et au Burkina, les problèmes liés aux MGF, le cadre juridique en vigueur. Ce dans l’optique de servir de relais efficaces et perspicaces auprès de la population, en vue de réussir la lutte contre la pratique de l’excision.

Assétou Maiga

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