Mutilations Génitales Féminine : Ouagadougou abritera une conférence du 22 au 25 octobre

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Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille avec ses partenaires ont organisé une conférence de presse le vendredi 19 octobre 2018 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre avec les hommes de média était de dérouler les grandes lignes de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur les MGF qui tiendra du 22 au 25 octobre dans la capitale burkinabè.

Placée sous le thème « Galvaniser les actions politiques pour accélérer l’élimination des mutilations génitales féminines », cette conférence selon la représentante du ministre Viviane Taro a pour but de consolider l’engagement politique mondial, de renforcer l’action nationale.

Aussi, elle permettra selon Viviane Taro de planifier des stratégies pour construire un vaste mouvement en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF) et de permettre au Burkina Faso de partager son expérience dans le domaine avec les différents pays participants.

Cette conférence qui se tiendra du 22 au 25 octobre 2018 se déroulera en deux phases et sera un cadre d’échanges avec des participants venus de 34 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, de l’Indonésie et du Yémen.

En ce qui concerne les deux phases, la première sera consacrée à un dialogue politique les 22 et 23 octobre 2018 et réunira 300 participants dont des épouses de chefs d’Etat, des membres du gouvernements chargés de la problématique des MGF, des représentants d’ONG et d’associations internationales partenaires du programme conjoint et de l’Union Européenne.

 

« Le dialogue politique permettra de faire l’état des lieux des MGF d’une part et de partager les expériences et les bonnes pratiques afin de pousser les pays les moins avancés en matière de l’élimination des MGF la tolérance zéro d’ici 2030, d’autre part », a-t-elle expliqué.

Quant à la seconde phase, à savoir le dialogue technique qui se déroulera les 24 et 25 octobre 2018, elle sera réservée aux échanges entre experts. Au cours de cette conférence, un aspect très important a été évoqué  à savoir la pratique transfrontalière des mutilations génitales féminines.

Selon la coordonnatrice de l’UNFPA, Aïssatou Diop, de nombreuses actions ont posées dans le but de venir à bout de cette pratique à la peau dure à savoir des études,  des caravanes de jeunes pour sensibiliser les populations frontalières sans oublier les différentes rencontres avec les forces de sécurité pour solliciter leur appui à les aider à pouvoir dénoncer ou arrêté les protagonistes à cette pratique.

 « Si ce n’est pas l’exciseuse qui rentre au Burkina pour pratiquer l’excision, ce sont les populations, les femmes et les enfants qui vont de l’autre côté de la frontière pour la pratiquer », a-t-elle regretté.

Elle a par ailleurs ajouté qu’une action des parlementaires est mise en œuvre avec les parlementaires des autres Etats de la sous-région pour surtout motiver les pays qui n’ont pas encore de lois en la matière à pouvoir légiférer sur la question.

 « S’il y a une loi dans tous les pays, nous allons pouvoir diminuer cette pratique et atteindre les objectifs escomptés », a rassuré Aïssatou Diop.

                                                                         Téné Bénédicte  OUEDRAOGO

                                                                                                                                                                                                                                                 (Stagiaire)

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