Mise en œuvre du PNDES : Des motifs de satisfaction malgré les difficultés

43

Le Secrétariat permanent du Plan national de développement économique et social (PNDES) a organisé une session extraordinaire du comité technique national ce 9 novembre 2018 à Ouagadougou. Cette session avait pour objectif de valider le projet de termes de référence de l’évaluation indépendante à mi parcours de la mise en œuvre de ce référentiel de développement.

Selon le Secrétaire général du premier ministère par ailleurs président du comité technique national du PNDES, Bamory Ouattara, l’évaluation à mi parcours du référentiel de développement vise à mesurer objectivement les résultats atteints à mi chemin par rapport aux objectifs prédéfinis, en appréciant leurs effets, leur impacts en termes d’amélioration des conditions de vie des populations.

« Cet exercice doit permettre également de vérifier si les objectifs initiaux du plan et les actions qui s’y rattachent sont adaptés aux problèmes de société identifiés au départ et de les ajuster pour tenir compte de l’évolution du contexte », a expliqué Bamory Ouattara.

Il a par ailleurs fait savoir que cette rencontre sert à analyser le niveau d’adéquation entre les moyens utilisés et les objectifs fixés, entre les objectifs prédéfinis et les actions engagées ainsi que la bonne utilisation des ressources. L’évaluation à mi parcours devra permettre  également, de recadrer le PNDES, s’il y a lieu et à temps.

Le taux de croissance pourrait légèrement excéder 6% en 2018

Au cours de cette rencontre, les acteurs se sont penchés sur les performances enregistrées dans la mise en œuvre du PNDES au cours du premier trimestre de l’année 2018.

En dépit du contexte difficile marqué par la poursuite des revendications sociales et l’accentuation des attaques terroristes, le président du comité technique national du PNDES a noté des motifs de satisfaction.

Ainsi, sur le plan économique, il a indiqué que le taux de croissance pourrait légèrement excéder 6% en 2018. Cela, compte tenu des perspectives favorables de la campagne agricole, de l’embellie du secteur minier et du regain d’activité dans le secteur des services.

Bamory Ouattara a laissé entendre que les progrès se consolident également à travers les trois axes stratégiques du PNDES. Pour cela, il a cité entre autre au titre de l’axe1 consacré à la réforme des institutions et de modernisation de l’administration, en termes d’accès à la justice la poursuite des travaux de construction de nouvelles juridictions, le renforcement du fonctionnement des tribunaux départementaux et administratifs.

« La qualité de l’offre éducative s’est améliorée à travers la poursuite de la construction des établissements scolaires et universitaires »

Au titre de l’axe2 portant sur le développement du capital humain, le secrétaire général du premier ministère a noté les acquis se rapportant à la poursuite des efforts d’amélioration de l’accès à l’eau potable et au renforcement de l’offre de soins. Aussi, il a relevé la qualité de l’offre éducative qui s’est améliorée à travers la poursuite de la construction des établissements scolaires et universitaires.

S’agissant de l’axe3 consacré à la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, les progrès à en croire Bamory Ouattara se rapportent au rythme de réalisation des infrastructures hydrauliques et des aménagements agricoles.

En matière d’infrastructure routière, il a fait savoir que le désenclavement des zones rurales et du pays se consolide avec l’aménagement et la réhabilitation de routes bitumées et de pistes rurales.

Des progrès également ont réalisés dans le domaine de l’énergie où le gouvernement a accru la puissance installée avec l’achèvement de l’interconnexion électrique avec le Ghana.

Quoique satisfait de ce bilan à mi parcours, Bamory Ouattara a informé que d’énormes difficultés persistent toujours dans la mise en œuvre du PNDES. Les goulots d’étranglements à en croire le président du comité technique, se résume aux attaques terroristes qui ont occasionné une forte augmentation des dépenses militaires et sécuritaires.

Ces difficultés sont liées également aux revendications sociales ayant perturbé le fonctionnement de l’administration publique surtout financière, aux régulations budgétaires intervenues ayant affecté les budgets des ministères et institutions.

                                                                                                         Issa KARAMBIRI

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here