Mécanisme de financement en santé : des journalistes à l’école du GFF

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Renforcer les connaissances des médias sur le mécanisme de financement en santé (GFF) : tel est l’objectif de la session de formation initiée par le RESONUT et ses partenaires. L’atelier d’échange s’est tenu le vendredi 28 Aout 2020 à Ouagadougou.

Organisé par le réseau de la société civile pour la nutrition (RESONUT), le groupe technique pour la santé de la reproduction (GT/SR) et SOS jeunesse et défis, l’atelier a porté sur l’appropriation du dossier d’investissement du GFF par les médias. Il s’est agi pour les organisateurs de renforcer les connaissances des journalistes sur le sujet afin que ceux-ci soient à leurs tours des relais auprès de la population. 

« Nous avons initié cette formation en faveur des médias afin qu’ils soient des relais mais aussi pour qu’on puisse mobiliser les gens autour de ce document. C’est un référentiel pour toutes les interventions en matière de santé de la reproduction et de l’état civil » indique Harouna Ouédraogo, le Directeur exécutif de SOS Jeunesse et Défis

Au cours des 15 dernières années, le Burkina Faso comme la plupart des pays d’Afrique subsaharienne a réalisé des progrès significatifs en matière de réduction de la mortalité maternelle, néo-natale, infanto-juvénile et de la malnutrition. Malheureusement, ces progrès restent insuffisants pour atteindre les cibles fixées au niveau national. Courant 2017, le Burkina Faso a adhéré au Global Financing Facility (GFF), un mécanisme de financement en santé. Il a été établi pour combler le déficit de financement existant dans les domaines de la santé reproductive, maternelle, néo-natale, infanto-juvénile et de la nutrition. Après son adhésion au GFF, notre pays passe désormais à l’élaboration du dossier d’investissement.

 « Le dossier d’investissement a été élaboré de façon participative en vue de booster un certain nombre d’indicateurs de santé notamment ceux qui concernent l’enfance et la femme », explique Sami Palm, l’un des formateurs. 

Selon le Dr Nadine Tamboura, secrétaire technique chargée de la coopération pour le développement sanitaire, le dossier d’investissement élaboré fait le point de la situation de la mère et de l’enfant en matière de santé, sur les goulots d’étranglements ainsi que les solutions à apporter. « Il identifie également les priorités dans ce domaine et apporte un élément financier », souligne le Dr Nadine Tamboura.

Ce processus va donc permettre d’accompagner les autorités nationales et leurs partenaires dans l’atteinte de résultats indispensables à l’établissement d’une couverture sanitaire universelle. Débuté en 2019, le programme prendra fin en 2023.

Faridah D

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